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Pour accompagner le développement de la 5G, Microsoft a annoncé l’acquisition de Metaswitch Networks, un spécialise des solutions télécoms en mode cloud pour les opérateurs. En l’intégrant à Azure, l’éditeur veut devenir une référence pour les opérateurs mobiles.

En rachetant Metaswitch Network, Microsoft étend son offre 5G sur Azure à destination des opérateurs de téléphonie mobile. ( Crédit Photo : OnkelGlocke/Pixabay)
En rachetant Metaswitch Network, Microsoft étend son offre 5G sur Azure à destination des opérateurs de téléphonie mobile. ( Crédit Photo : OnkelGlocke/Pixabay)

Depuis plusieurs mois les acteurs IT lorgnent sur les futurs déploiements des réseaux 5G. Gisement de croissance, cette prochaine étape de la téléphonie mobile nécessite de forts besoins en virtualisation réseau. Pour y répondre, Microsoft vient d’annoncer le rachat de Metaswitch Networks, fournisseur britannique de services cloud pour les opérateurs télécoms. Elles sont utilisées par plusieurs opérateurs télécoms comme BT, Sprint et le consortium de réseaux virtuels RINA). La société existe depuis 1981 et accueille plusieurs investisseurs dans son capital : Northgate et WRV, Francisco Partners et Sequoia.

Un complément à Affirmed Network

Ce rachat intervient quelques semaines après celui d’Affirmed Network, spécialiste de solutions de cœur de réseau mobile en mode cloud par Microsoft. Ce dernier souhaite renforcer son offre Azure à destination des opérateurs 5G. Avec Metaswitch, la firme de Redmond hérite à la fois d’un portefeuille clients, mais également d’un catalogue de services cloud pour les opérateurs comprenant des offres 5G, data, voix et communications unifiées. Ces solutions sont jugées complémentaires à celles d’Affirmed Network. « Microsoft a l’intention d’exploiter les atouts technologiques des deux entreprise pour étoffer sa plateforme Azure afin de déployer et développer les capacités à l’échelle de manière sécurisée, efficace tout en créant un écosystème durable », explique l’éditeur.

La concurrence monte également en puissance sur la 5G. Rakuten, le géant japonais du e-commerce, a annoncé qu’il allait acquérir Innoeye, un spécialiste des communications en mode cloud. Des sociétés comme AWS, VMware, Google, IBM, ont aussi dévoilé des offres à destination des opérateurs mobiles pour les accompagner dans le développement des réseaux 5G.

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Avec l’acquisition de Rivet Networks, Intel intégrera les équipements réseau Killer et le logiciel de gestion à son portefeuille wireless.

En rachetant Rivet Networks, Intel s'offre un spécialiste de l'optimisation du WiFi et une marque connue des gamers. (Crédit Photo: Rivet Networks)
En rachetant Rivet Networks, Intel s’offre un spécialiste de l’optimisation du WiFi et une marque connue des gamers. (Crédit Photo: Rivet Networks)

La concentration dans le monde du réseau se poursuit avec le rachat de Rivet Networks par Intel, pour un montant non publié. Les produits réseaux de l’entreprise, regroupés sous l’appellation Killer, comprennent des contrôleurs Ethernet, des puces sans-fil et un logiciel de gestion. Ils seront intégrés au propre portefeuille de produits sans-fil d’Intel. Le fondeur a également déclaré que Rivet ferait partie du Wireless Solutions Group, un département du Client Computing Group d’Intel, en précisant qu’il continuerait à accorder des licences pour le logiciel Killer aux clients.

Cette acquisition renforce l’idée qu’Intel s’oriente vers une plateforme CPU complète. Même si à l’heure actuelle le CPU Core i9-10900K d’Intel est peut-être le processeur de gaming desktop le plus rapide du monde, Intel subit une pression intense de la part d’AMD sur le marché des PC, et surtout sur celui des portables. En effet, le processeur AMD Ryzen 7 4700U pour PC portable surpasse les puces de gaming de la série H d’Intel. Historiquement, Intel a toujours cherché à améliorer les autres caractéristiques de sa plate-forme, et l’acquisition de Rivet, bien connue pour ses puissantes puces réseaux de gaming, va dans ce sens.

Du « Killer » WiFi chez Intel

Les produits Killer de Rivet englobent à la fois les réseaux Ethernet et WiFi (y compris la combinaison des deux pour offrir une plus grande bande passante). Mais il semble qu’Intel cherche surtout à tirer de ce rachat des avantages pour son activité sans-fil. Dans un article de blog, le fondeur explique que « Rivet complète formidablement ses produits WiFi existants et renforce sa stratégie orientée vers des plates-formes PC où chacune peut apporter la meilleure contribution ». Dans une interview à nos confrères d’IDG, Éric McLaughlin, vice-président du Client Computing Group et directeur général du Wireless Solutions Group d’Intel, va même un peu plus loin. Ce dernier a déclaré qu’Intel continuerait à vendre les deux gammes de contrôleurs Killer filaires et sans-fil, et que la technologie serait largement intégrée à des produits grand public, d’entreprises et à des gammes commerciales. « Les premiers produits devraient être intégrés dans le portefeuille d’Intel plus tard cette année », a-t-il ajouté.

Certains ordinateurs portables récents, comme l’énorme Dell XPS 17, associent déjà des puces Killer et Intel. La combinaison des deux semble donc aller de soi. Lors du lancement, l’an dernier, de la carte réseau WiFi AX1650 Killer, Rivet avait déclaré qu’entre la dernière technologie WiFi 6 et son propre logiciel, la latence dans les jeux était grandement (avec un ratio de 3) améliorée par rapport à une puce WiFi standard, et que les joueurs constateraient une accélération jusqu’à 5 fois plus importante dans le streaming vidéo. « C’est vraiment un hardware de classe mondiale et les capacités de nos pilotes sont aussi de classe mondiale », a déclaré M. McLaughlin. « Rivet vient renforcer l’expertise logicielle que nous avons en interne, notamment en termes de gestion et d’optimisation de la connectivité ». McLaughlin a ajouté que l’acquisition de Rivet permettait à Intel d’aller « au-delà de la norme », c’est-à-dire des capacités autorisées (et limitées) par une norme sans-fil comme le 802.11ax. « Nous cherchons certainement des moyens d’améliorer ces connexions », a-t-il déclaré. « Rivet va donner une priorité à la QoS (qualité de service) et la rendre possible ».

D’autres initiatives d’Intel dans le domaine du sans-fil

Stratégiquement, l’achat de Rivet par Intel pourrait rendre les technologies Killer plus compliquées à intégrer pour AMD, ou les fabricants de PC utilisant les processeurs d’AMD. Pour une raison quelconque, peu, voire aucun fabricant de portables combine le Thunderbolt avec un processeur Ryzen, une autre technologie I/O poussée par Intel. Cependant, à la question de savoir si les fabricants de PC pourraient vendre la technologie Killer combinée à des processeurs Ryzen d’AMD, M. McLaughlin d’Intel a répondu par la négative. « Il est probablement trop tôt pour faire des commentaires à ce sujet », a-t-il déclaré. Quoi qu’il en soit, l’acquisition de Rivet s’appuie sur les mesures déjà prises par Intel pour offrir une meilleure expérience WiFi. Les puce Ice Lake Core de 10e Gen d’Intel ont repris le WiFi 6 intégré (alias 802.11ax) et y ont ajouté une fonction « WiFi 6 Gig+ » en option. Ce qu’on appelle « l’accès multiple par répartition en fréquence orthogonal » ou « Orthogonal Frequency Division Multiple Access » (OFDM), qui réduit la latence du réseau d’environ 75 % par rapport au WiFi 5, est le principal avantage du WiFi 6. Le WiFi6 Gig+ accroît la taille des canaux disponibles à 160MHz, faisant passer la bande passante totale à 1,68 Gbps, ce qui est énorme, et certainement bien au-delà des capacités de la plupart des routeurs normaux.

Intel considère ses produits WiFi comme des produits d’avant-garde. (Crédit : Intel)

A l’époque, du fait de cette disparité dans la bande passante disponible, Intel avait déclaré qu’il allait construire ses propres modèles de routeurs de référence, et qu’ils seraient vendus sous les marques de fabricants de routeurs tiers. Il est probable que la technologie Killer y sera également ajoutée. Il est également plausible que la technologie Killer sera utilisée pour compléter le portefeuille de produits sans fil d’Intel moins connus du public. Le premier produit a été dénommé par Rivet « Killer Prioritization Engine for Routers », qui va de pair avec le « Killer Intelligence Engine ». Les deux technologies mettent l’accent sur la qualité de service plutôt que sur la bande passante brute, en donnant la priorité aux paquets IP utilisés pour les jeux et la diffusion en continu sur Internet. Le Killer Intelligence Engine identifie et signale également les anciens équipements réseaux, encourageant ainsi les utilisateurs à acheter un meilleur routeur si leur routeur actuel ne fournit pas un débit suffisant.

Le dernier aspect est certainement la marque Killer elle-même. L’an dernier, Intel livrait ses premières puces GPU discrètes et entamait son « odyssée » gaming. Mais le projet, qui avait pourtant fait beaucoup parler de lui, a été brutalement interrompu après le départ des membres clés de l’équipe marketing du département graphique. Aujourd’hui, Intel retrouve la place prédominante qu’il a toujours eue, alors que « Team Red », ou AMD, font figure d’arrivistes défiant le roi. L’introduction de la marque « Killer » sur les plateformes de jeu d’Intel ajoutera un peu de cachet, et rappellera aussi aux gamers que le « Intel Inside » représente bien plus que le seul CPU.

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Pour rendre sa sonnette connectée plus sûre et plus discrète en matière de collecte de données personnelles, Amazon impose l’authentification à deux facteurs et bloque les trackers de tierces parties de son app mobile Ring Doorbell pour Android.

Le Ring renforce sa sécurité avec la 2FA obligatoire et suspend les traqueurs tiers dans les applications mobiles
Le Ring renforce sa sécurité avec la 2FA obligatoire et suspend les traqueurs tiers dans les applications mobiles

La solution de surveillance à domicile Ring d’Amazon a connu des mois difficiles, depuis les révélations sur l’envoi de données privées identifiables à de multiples partenaires. Heureusement, depuis hier, Ring a pris deux mesures importantes pour garantir à ses clients que leurs comptes sont à l’abri des pirates et des regards indiscrets.

Tout d’abord, Ring rend l’authentification à deux facteurs obligatoire pour tous les utilisateurs. Cela signifie que ces derniers devront entrer un code à six chiffres pour se connecter à leur compte depuis un nouvel appareil. L’envoi d’un code à l’un des appareils de confiance désigné par l’utilisateur lui permettra de savoir si quelqu’un d’autre que lui-même tente d’accéder à son compte à distance, et il pourra modifier son mot de passe.

Avec l’authentification à deux facteurs, si vous ou quelqu’un d’autre, tente de se connecte à votre compte Ring, vous recevrez un courriel qui ressemble à ça. (Crédit : IDG)

Les codes peuvent être transmis par message texte (SMS) ou par e-mail. Il faut espérer que Ring ajoutera des apps d’authentification et des clés de sécurité lors d’une prochaine mise à jour. Ring renforce également de renforcer la protection de la vie privée via un nouveau centre de contrôle. Dans le Control Center, les utilisateurs pourront désormais refuser de partager des informations avec des annonceurs tiers. Les nouvelles options seront disponibles pour tous les utilisateurs à partir de cette semaine.

Au début de l’année, l’Electronic Frontier Foundation avait constaté que l’application Android Ring était « bourrée de traqueurs tiers qui envoyaient un tas d’informations personnelles identifiables sur les clients ». En réponse, Ring avait annoncé « l’interruption temporaire de la plupart des services d’analyse tiers dans les applications et le site web de Ring », le temps d’ajouter de meilleures solutions de contrôle sur les options d’opt-out. Ring offre un contrôle très limité et un peu enfoui de l’opt-out via son site web, mais l’éditeur a promis qu’au début du printemps, son application afficherait « des options supplémentaires pour limiter le partage d’informations avec les fournisseurs de services tiers ».

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Après Mellanox, Nvidia se renforce dans le réseau avec son intention d'acquérir Cumulus Networks. (Crédit Photo : Glassdoor)
Après Mellanox, Nvidia se renforce dans le réseau avec son intention d’acquérir Cumulus Networks. (Crédit Photo : Glassdoor)

– Nvidia va racheter Cumulus Networks. Dans un communiqué, Nvidia a annoncé son intention d’acquérir Cumulus Networks, spécialisée dans les logiciels réseaux. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué. Le spécialiste des GPU, qui a déjà dans son escarcelle Mellanox, entend bien créer une pile réseau globale en intégrant la plateforme ONIE de Cumulus pour piloter les switch bare metal de Mellanox. Cette association pourra servir aussi dans le cadre du projet DENT, un projet de la Fondation Linux visant à la création d’un OS réseau pour mieux relier les sites distants d’une entreprise.

 Google doit rétablir les AdWords pour 3 numéros 118. Le tribunal de commerce de Paris a ordonné dans une décision rendue le 30 avril 2020 le rétablissement de la diffusion par Google d’AdWords pour les services de renseignement Majordom (118 818), Digital Solutions (118 300) et Aowoa (118 999). En cas de non respect, le géant américain s’expose à une astreinte de 100 000 euros par jour de retard. Cette décision intervient après que Google ait décidé de supprimer de son offre Google Ads les annonces pour les services de renseignements téléphoniques qui contribuaient respectivement pour 88%, 95% et 99% des chiffres d’affaires de Majordom, Digital Solutions et Aowoa.

– Du cryptominage via l’outil Salt. Des pirates informatiques ont installé un cryptomineur sur des serveurs en se servant de l’outil d’automatisation, Salt. C’est une plateforme de blog, nommé Ghost, qui a découvert le pot aux roses. SaltStack a alerté les clients il y a quelques semaines sur l’existence d’une « vulnérabilité critique » dans la dernière version de Salt. Elle permettait à un « utilisateur distant d’accéder à certaines méthodes sans authentification » et donnait « un accès arbitraire au répertoire des utilisateurs ». La faille a été corrigée le 23 avril dernier.

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Nvidia, après avoir mis sur la table près de 7 milliards de dollars pour Mellanox, vient d’annoncer le rachat de Cumulus Networks. Un complément indispensable.

Nvidia rachète le logiciel de mise en réseau ouvert Cumulus, cible les grands centres de données, le cloud et les environnements d'entreprise
Nvidia rachète le logiciel de mise en réseau ouvert Cumulus, cible les grands centres de données, le cloud et les environnements d’entreprise

Bien connu pour ses circuits graphiques et, désormais, ses accélérateurs GPU pour l’intelligence artificielle et les applications HPC, Nvidia fait un effort concerté pour s’attaquer aux marchés des centres de données en acquérant Cumulus Networks pour un montant non divulgué. Cumulus propose un système d’exploitation réseau basé sur Linux destiné aux utilisateurs d’équipements de réseau en marque blanche qui prend en charge les grands centres de données, le cloud et les environnements d’entreprise. Son offre Cumulus Linux prend en charge plus de 130 types différents de matériel réseau.

Cependant, son principal partenaire matériel est Mellanox, fournisseur de commutateurs et d’adaptateurs hautes performances pour datacenters, que Nvidia a acheté le 27 avril dans le cadre d’un accord de 7 milliards de dollars. Mellanox et Nvidia ont développé ensemble un logiciel de mise en réseau ouvert depuis 2013. Les produits Mellanox sont déployés dans bon nombre des superordinateurs les plus rapides du monde et des plus grands centres de données hyperscale. Les commutateurs Nvidia Mellanox Spectrum sont déjà livrés avec Cumulus Linux et Sonic, l’offre open source pour le cloud Azure de Microsoft et gérée par le projet Open Compute.

Un achat complémentaire

« Avec Mellanox, le nouveau Nvidia dispose de technologies de bout en bout allant de l’informatique IA à la mise en réseau, d’offres complètes de processeurs aux logiciels, et d’une échelle considérable pour faire progresser les centres de données de nouvelle génération », a déclaré Jensen Huang, fondateur et CEO et fondateur de la société, suite à l’annonce de cette acquisition.

La combinaison Nvidia / Cumulus élargit cette offre et permet d’accélérer le déploiement de datacenters définis par logiciel, a déclaré Amit Katz, vice-président d’Ethernet Switch chez Nvidia (qui jusqu’à la semaine dernière avait le même titre chez Mellanox) dans un blog sur l’acquisition. Avec Cumulus, Nvidia peut innover et optimiser l’ensemble de la pile réseau, des puces et des systèmes aux logiciels, y compris l’analytique, a-t-il déclaré. Le résultat des deux acquisitions est un portefeuille de matériel et de logiciels de centre de données plus solide chez Nvidia. L’activité datacenter a réalisé un chiffre d’affaires de près d’un milliard de dollars au dernier trimestre et croît à un rythme supérieur à 50% d’une année sur l’autre. Ce qui entraîne désormais une confrontation directe avec Arista, Cisco, HPE, Dell EMC, VMware et d’autres, dont beaucoup sont également ses partenaires. Nvidia Mellanox et Cumulus sont également très présents dans certains énormes hyperscaler et grands clients en marque blanche, notamment Amazon, Google, Microsoft, Alibaba et Oracle.

Vers une concentration du marché

D’autres voient l’achat de Nvidia Cumulus comme un rétrécissement supplémentaire des options logicielles de mise en réseau ouvertes. Par exemple, Arista a récemment racheté un fournisseur de réseaux ouverts définis par logiciel et de logiciels cloud Big Switch Networks pour un montant non divulgué. « Ces récentes acquisitions prouvent que la grande perturbation qui a été prédite autour des logiciels définis et des réseaux ouverts il y a une décennie se produit actuellement. À cette époque, les entreprises les plus compétitives pour créer un écosystème de réseaux ouverts viable étaient Cumulus, Big Switch et Pluribus Networks », a déclaré Kumar Srikantan, CEO de Pluribus Networks dans un communiqué.

« Avec l’acquisition de Big Switch et Cumulus par des fournisseurs de systèmes intégrés verticalement, Pluribus Networks est bien positionné pour rester indépendant et évoluer dans une force perturbatrice alors que le marché va bien au-delà du segment d’hyperscaler d’origine pour atteindre une adoption de plus en plus large chez les fournisseurs de services et déploiements de cloud privé d’entreprise », a déclaré M. Srikantan.

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Sur un marché très porteur, l’accélération des traitements IA et HPC, Nvidia muscle sa plate-forme GPU avec l’arrivée de l’architecture Ampère, qui devra ferrailler avec les MIC (Many Integrated Core) et les circuits programmables de type FPGA.

Avec ses 54 milliards de transistors, la puce A100 fournit plus d'une opération Peta par seconde selon Nvidia. (Crédit Nvidia)
Avec ses 54 milliards de transistors, la puce A100 fournit plus d’une opération Peta par seconde selon Nvidia. (Crédit Nvidia)

Nvidia, qui vient d’annoncer des résultats financiers dépassant les attentes des analystes au dernier trimestre fiscal 2020 (des bénéfices de 950 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 3,11 milliards de dollars fin janvier), poursuit ses efforts sur le marché des datacenters et des accélérateurs GPU pour l’IA et le HPC. À l’occasion de sa convention GTC 2020, diffusée en ligne cette année pour cause de pandémie, le CEO de Nvidia Jen-Hsun Huang devrait présenter la plate-forme GPU Ampere, qui vient succéder à Volta, avec des performances en hausse.

Gravé en 7 nm par TSMC avec une surface de 826 mm2 (contre 12 nm et 815 mm2 pour Volta), le circuit A100 (Ampere) intègre 54 milliards de transistors (21,1 pour Volta) avec des coeurs Tensor de 3e génération pour le machine learning. Le nombre de coeurs Cuda passe à 6912 contre 5120 pour Volta. Nvidia annonce une hausse des performances multipliées par 20 en FP32 (simple précision nombres à virgule flottante 32 bits) – soit 312 Tflops – et en inférence IA (nombres entiers à 8 bits) – soit 1,248 Tops – par rapport à sa précédente génération de GPU (Volta). Pour les calculs HPC en FP64 (double précision, nombres entiers 64 bits), la puce monte à 19,5 Tflops, soit une augmentation de x2,5.

Intel en embuscade avec Xe-HP

De son côté, Intel n’a pas encore précisé le nombre de transistors dans son accélérateur GPU Xe-HP Ponte Vecchio, gravé lui aussi en 7 nm et destiné au marché des supercalculateur. Mais il devrait dépasser les 35 milliards de transistors selon les derniers tweets de Raja Koduri, en charge du développement de cette plate-forme GPU chez Intel. Mais cet accélérateur est attendu en 2021 alors que la plate-forme Ampere est déjà entrée en production.

En attendant la sortie de son accélérateur GPU Xe-HP, Intel doit occuper le terrain médiatique avec des préannonces encore peu fournies. (Crédit Intel)

Selon Paresh Kharya, directeur produits management, datacenter et cloud plate-forme chez Nvidia, qui a tenu une préconférence de presse le mercredi 13 mai à l’attention des journalistes, trois technologies rendraient Ampere « très spéciale » selon. L’utilisation de coeurs Tensor de 3e génération (TF32), l’accélération sparsity et la gestion de plusieurs instances GPU. Avec TF32 (Tensor Float 32), Nvidia  met en avant un modèle plus efficace pour les calculs en virgule flottante en IA, qui utilise une mantisse 10 bits de FP16 et l’exposant 8 bits de FP32. C’est ce qui explique le gain en performances (x20). Autre amélioration, le noyau tensoriel de 3e génération introduit avec Ampère prend en charge FP64 en natif. « Avec cette nouvelle précision, l’A100 offre 20 fois plus de calcul pour l’IA simple précision, et parce que les développeurs peuvent continuer à utiliser les entrées en simple précision et récupérer les sorties en simple précision, ils n’ont rien à faire de différent. Ils bénéficient automatiquement de cette accélération dès la sortie de la boîte », assure le dirigeant.

Déjà prévendu en Allemagne

Nvidia améliore aussi son traitement sparsity en exploitant un peu mieux le phénomène de rareté dans les réseaux de neurones. Une autre fonctionnalité pour HPC introduite avec l’A100 est la multi-instance GPU, qui permet à plusieurs applications complexes de s’exécuter sur la même puce sans partager de ressources telles que la bande passante mémoire, a expliqué M. Kharya. Il est possible de partitionner une puce A100 et d’obtenir jusqu’à 7 GPU virtuels avec des spécifications différentes, et de s’assurer qu’une application s’exécutant sur l’un des vGPU ne consomme pas les ressources de l’autre. En Allemagne, Atos a déjà vendu un supercalculateur baptisé Juwels au Centre de recherche des Laboratoires Jülich, qui s’annonce comme le plus puissant d’Europe avec une puissance de calcul de 70 pétaflops. Installé en septembre 2020, il embarquera plusieurs centaines de lames BullSequana X215 reposant sur des puces AMD Epyc couplées à des GPU Nvidia A100 interconnectés en NvLink.

Avec la présentation de sa puce A100, Nvidia met aussi en avant son serveur HPC désormais baptisé DGX A100. Cette  troisième génération de machine dédiée aux traitements IA combine toujours une paire de puces x86 (des AMD Epyc Rome 64 coeurs cette fois en remplacement d’Intel Xeon précédemment) et huit accélérateurs GPU Nvidia A100 pour une puissance de calcul de  5 pétaflops (FP16) sur un seul nœud. Le tarif est toujours corsé avec un démarrage à 199 000 $ HT pour un serveur. Pour un rack DGXA100 AI avec 5 noeuds DGX A100 (28 kWh) compter 1 million de dollars. Selon Nvidia, ce dernier est capable de remplacer un pod avec 50 DGX-1 (25 racks avec 600 GPU V100) facturé 11 millions de dollars et consommant 630 kWh. Le fournisseur destine ces systèmes aux traitements IA, mais également à l’analyse de données et aux applications scale-out. Les systèmes DGX-A100 ont déjà été installés au laboratoire national d’Argonne du département américain de l’Énergie, où ils sont notamment utilisés pour comprendre et combattre le Covid-19. 

Un seul rack avec 5 DGX-A100 peut remplaçant un pot avec 25 DGX-1 , consommant 1/20 e  de la puissance et coûtant un dixième des investissements pour un système équivalent basé sur CPU. (Crédit Nvidia)

Et, comme toujours chez Nvidia, l’annonce de cet accélérateur GPU préfigure l’arrivée de cartes graphiques plus musclées sous la dénomination RTX 3000 avec une amélioration du calcul en ray-trading et un coup de boost attendu avec la version finale de DirectX12 intégrée à la prochaine mise à jour de Windows 10 (fin mai).

source:lemondeinformatique.fr

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Le fabricant de matériel audio Jabra renouvèle sa gamme Evolve avec trois casques Evolve2 pensés pour les professionnels.

Le casque Evolve2 85 dispose d'un témoin d'appel busylight visible à 360° et d'un bouton dédié Microsoft Teams. (Crédit : Jabra)
Le casque Evolve2 85 dispose d’un témoin d’appel busylight visible à 360° et d’un bouton dédié Microsoft Teams. (Crédit : Jabra)

Pour lancer ses trois casques Evolve2 destinés aux entreprises, Jabra s’est inspiré de son portefeuille haut de gamme pour le grand public. L’Evolve2 85, le plus performant, imite ainsi le Jabra Elite 85h. La réduction de bruit active repose sur le dernier chipset du fabricant, le casque étant équipé de membranes de 40 mm, d’une perche dotée de dix micros, d’un témoin d’appel busylight visible à 360° et d’un bouton dédié Microsoft Teams.

Parmi les autres points forts, un autre bouton déclenche l’assistance vocale, le casque intègre diverses applications complémentaires de Jabra et la connectivité Bluetooth, Jack 3.5, ou USB-A. Selon Jabra, vous obtiendrez environ 37 heures d’utilisation en une seule charge de 2h30.

Les trois derniers casques de Jabra son disponibles auprès de ses distributeurs. (Crédit : Jabra)

Ensuite, vient l’Evolve2 65. Comme le suggère la numérotation, celui-ci emprunte les grandes lignes des casques Move de Jabra. La principale différence avec le 85 est la technologie de réduction de bruit passive couplée à l’annulation numérique des bruits de fond. Enfin, le Jabra Evolve2 40 n’est, au premier coup d’œil comme en pratique, qu’une variante câblée de l’Evolve2 65.

Holger Reisinger, SVP, Enterprise Solutions chez Jabra, déclare que « la collaboration est en hausse, mais le travail à distance l’est aussi. Cela fait du monde du travail un espace assez alambiqué, ce à quoi la gamme Evolve2 apporte une réponse. Nos casques permettent d’être productifs et améliorent la concentration. » En France, les trois casques sont disponibles auprès des grossistes BtoB de Jabra : ACR, Electrocom, Immotique Distribution, Ingram Micro, Intancia ou Westcon. Le casque Evolve2 85 est proposé à 452,74 €HT, l’Evolve2 65 à 240,99 €HT et l’Evolve2 40 à 130,08 €HT.

source:lemondeinformatique.fr

 

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On ne pense pas forcément à Microsoft quand on évoque le terme open source. Cela s’explique par des choix faits ces dernières années et Microsoft fait son mea culpa aujourd’hui : l’open source aurait dû compter beaucoup plus tôt au sein de l’entreprise.

Le président de Microsoft, Brad Smith, pense que la société avait tort à propos de l’open source. « Microsoft était du mauvais côté de l’histoire lorsque l’open source a explosé au début du siècle et je peux dire cela de moi personnellement », a déclaré Brad Smith lors d’un intervention au MIT« La bonne nouvelle, c’est que si la vie est assez longue, on peut apprendre… qu’il faut changer », a-t-il ajouté.

Cette approche de Microsoft est en tout cas totalement différente de celle de Steve Ballmer, qui était le patron de l’entreprise dans les années 2000. Il estimait en 2001 que Linux (qui est open source) était « un cancer qui s’attache, au sens de la propriété intellectuelle, à tout ce qu’il touche ».

Aujourd’hui, Microsoft est un important contributeur de l’open source, au point de faire mieux que des groupes comme Facebook, Google et bien d’autres. Il a également proposé des outils open source ces dernières années, dont PowerShell et Visual Studio Code.

source:kulturegeek.fr

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Il y a déjà eu des présentations de jeux pour la Xbox Series X. Il est difficile d’en dire autant pour la PlayStation 5 (à part la démonstration de l’Unreal Engine 5). Sony sait qu’il doit rassurer les joueurs, c’est pour cette raison qu’il prévoit une présentation pour bientôt.

Kenichiro Yoshida, le patron de Sony, a annoncé la nouvelle aujourd’hui lors du briefing stratégique annuel de Sony. « En combinant la vitesse, le retour haptique et le son, nous pouvons encore améliorer la merveilleuse expérience disponible sur la PS4, faisant de la PS5 une véritable console de nouvelle génération en offrant des expériences de jeu qui n’étaient pas possibles auparavant », a-t-il dit. Il poursuit : « Les jeux pour la PS5 qui offrent cette nouvelle expérience de jeu sont réalisés à la fois par nos studios et par des studios tiers, et nous prévoyons de présenter bientôt une gamme de titres convaincants ».

Un créneau précis pour la présentation n’est pas communiqué pour l’instant, mais selon VentureBeat Sony prendra la parole au début du mois de juin pour un événement dédié. La présence de la PlayStation 5 (dont le design reste inconnu à ce jour) est incertaine. En revanche, des jeux pour la PS5 seraient bel et bien présentés à ce rendez-vous.

source:kulturegeek.fr

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Plusieurs supercalculateurs en Europe ont été piratés pour miner de la cryptomonnaie. Un objectif qui pourrait en cacher un autre : espionner les recherches sur le Covid-19.

Archer, le supercalculateur de l'Université d'Edimbourg a été touché par le cryptomineur. (Crédit Photo : DR)
Archer, le supercalculateur de l’Université d’Edimbourg a été touché par le cryptomineur. (Crédit Photo : DR)

Un braquage à la sauce moderne ou opération d’espionnage habile. Un gang de cybercriminels a piraté plusieurs supercalculateurs en Europe pour les amener à miner de la cryptomonnaie. Au moins une douzaine de supercalculateurs sont concernés en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suisse et en Espagne. Le premier système visé serait Archer, un supercalculateur de l’Université d’Édimbourg, qui effectuait des analyses sur les recherches contre le coronavirus. La totalité des systèmes infectés ont été mis hors ligne.

Pour accéder aux machines, les attaquants ont volé des identifiants accordés à des universités chinoises et polonaises. Dans le cadre de collaboration, les chercheurs disposent d’accès dédiés aux infrastructures HPC. De véritables sésames pour les pirates. Dans deux cas, le groupe de cyberpirates s’est connecté aux supercalculateurs via un compte SSH compromis, puis a exploité une vulnérabilité dans le noyau Linux pour obtenir un accès root. De là, il a installé un logiciel de minage pour Monero ou XMR. A noter que, pour rester discret, le logiciel ne fonctionnait que la nuit.

Reste que ce cryptojacking est peut-être l’arbre qui cache la forêt. En effet, la plupart des systèmes visés sont impliqués dans la recherche contre le Covid-19. Une opération d’espionnage menée par un Etat n’est donc pas à exclure. A tout le moins, le piratage des systèmes HPC aura perturbé leurs travaux, car une majorité ont été mis hors ligne pour éliminer les cryptomineurs.

source:https://www.lemondeinformatique.fr

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