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SCB Cameroun

La Société commerciale de banque (SCB Cameroun), filiale locale du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, signe ce 20 avril 2018 à Douala, la capitale économique camerounaise,

un accord de partenariat avec l’African Guarantee Fund (AGF), en vue de faciliter le financement d’un projet de transformation de cacao à Kékem, localité située dans la région de l’Ouest.

A la faveur de cet accord de partenariat, apprend-on de sources officielles, le crédit d’un montant de 13 milliards de francs Cfa accordé par SCB Cameroun à la société Neo Industry, sera garanti à hauteur de 6 milliards de francs Cfa par l’AGF. Ce fonds de garantie impulsé par la Banque africaine de développement, revendique le déblocage des financements dans 38 pays d’Afrique, lesquels concours financiers ont profité à plus de 5 000 PME sur le continent.

Au-delà de la ligne de crédit ouverte par la banque camerounaise au profit de Neo Industry, précise la filiale du groupe Attijariwafa Bank, «l’AGF accompagne déjà SCB Cameroun dans le financement des PME locales, à travers un partenariat de garantie de portefeuille de prêts de 3 milliards FCFA, au profit des entreprises éligibles, conformément aux conditions de la banque».

Pour rappel, le projet porté par Néo Industry consiste en la construction d’une usine de transformation de fèves, pour la production du beurre de cacao et de la poudre de cacao. En plus des facilités fiscalo-douanières offertes par l’Etat camerounais, ce projet a également bénéficié, en juin 2016, d’un financement public direct de 1,2 milliard de francs Cfa, dans le cadre du projet Agropoles, implémenté par le ministère de l’Economie.

L’usine Néo Industry de Kékem sera entièrement équipée par l’Allemand Buhler, présenté comme étant le numéro un mondial dans la fabrication des équipements de l’industrie chocolatière.

Cette nouvelle usine de transformation de fèves, épouse les ambitions des pouvoirs publics et des acteurs de la filière cacao au Cameroun, qui œuvrent pour l’augmentation de la transformation locale à au moins 50% de la production nationale, d’ici à 2020. En effet, avec une production nationale qui tourne autour de 200 000 tonnes, depuis cinq campagnes, le Cameroun ne transforme qu’environ 25% de ses fèves, ce qui expose la filière à la conjoncture sur le marché international.

Source : investiraucameroun.com

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