Le Blog Dédier au Nouvelle Technologies

Après avoir fait l’objet d’un examen minutieux pour ses liens avec la police dans le sillage des manifestations pour George Floyd, Amazon a annoncé mercredi qu’il interdirait à la police d’utiliser sa technologie controversée de reconnaissance faciale pendant un an.

 

 

Principaux faits

  • Les organisations qui luttent pour mettre fin à la traite des êtres humains, comme Thorn, le Centre international pour enfants disparus et sexuellement exploités et Marinus Analytics, peuvent continuer à utiliser cette technologie, appelée Rekognition.
  • Dans une déclaration, Amazon a dit espérer que le Congrès adoptera une législation régissant l’utilisation de la reconnaissance faciale pendant le moratoire.
  • Les militants des droits civiques affirment que la technologie de reconnaissance faciale permet la surveillance de l’État et n’est pas assez précise pour être utilisée par les services de police, notamment parce que les algorithmes ont tendance à avoir plus de mal à identifier les personnes à la peau plus foncée, ont montré des recherches.
  • Mais même si la reconnaissance faciale était précise à 100%, les groupes de défense des droits civiques craignent que les services de police puissent facilement en abuser pour cibler les manifestants ou les sans-papiers.
  • IBM a également annoncé cette semaine qu’elle ne développerait ni ne rechercherait plus de technologie de reconnaissance faciale.

 

Citation importante

« Nous avons préconisé que les gouvernements mettent en place des réglementations plus strictes pour régir l’utilisation éthique de la technologie de reconnaissance faciale, et ces derniers jours, le Congrès semble prêt à relever ce défi », a déclaré Amazon dans un communiqué. « Nous espérons que ce moratoire d’un an pourrait donner au Congrès suffisamment de temps pour mettre en œuvre des règles appropriées, et nous sommes prêts à apporter notre aide si on nous le demande ».

 

Principale critique

Evan Greer, directeur adjoint de l’association de défense des droits numériques Fight For the Future, a noté que le moratoire n’était pas une interdiction totale, permettant à Amazon de poursuivre « leur projet de construction d’un empire de surveillance immense et privé ».

Contexte clé

Alors qu’Amazon et son PDG Jeff Bezos ont publié cette semaine des déclarations publiques à propos de Black Lives Matter, les critiques ont noté que la société avait continué à vendre Rekognition aux organismes d’application de la loi. Bien que des militants et des employés d’Amazon aient fait pression sur Jeff Bezos pour qu’il coupe les liens avec les services de police en 2018, l’entreprise a tenu bon à l’époque. « Notre qualité de vie serait bien pire aujourd’hui si nous interdisions les nouvelles technologies parce que certaines personnes pourraient choisir d’en abuser. Imaginez si les clients ne pouvaient pas acheter un ordinateur parce qu’il était possible d’utiliser cet ordinateur à des fins illégales ? », a déclaré Amazon en 2018.

source:forbes.fr

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Comment un petit pays du Moyen-Orient, avec une population cumulée de seulement 9,6 millions d’habitants, peut-il lancer une mission vers Mars ? C’est exactement ce qui se passera le 15 juillet 2020 lorsque les Émirats arabes unis (EAU) lanceront leur Mission Mars Emirates (EMM), transportant une sonde appelée « Hope », pour commencer un voyage de sept mois vers la Planète Mars.

Qu’est-ce que la mission Mars Emirates ?

 

C’est un orbiteur martien qui a été développé par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid à Dubaï, EAU, en partenariat avec le Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’Université du Colorado, à Boulder. L’orbiteur atteindra Mars en février 2021 et commencera à étudier l’atmosphère martienne fin 2021. Son objectif est de dresser le premier tableau complet du climat de Mars tout au long de l’année martienne. L’objectif national du gouvernement des Émirats arabes unis est d’atteindre Mars d’ici décembre 2021, date de la fin du 50e anniversaire du pays.

Comment les EAU réagissent-ils à l’EMM ?

Les Émirats Arabes Unis s’enthousiasment. « Cela arrive à un moment difficile pour tout le monde, donc ce sont des nouvelles rafraîchissantes », a dit Sarah Al Amiri, ministre d’État des sciences avancées des Émirats arabes unis et chef de projet adjoint de la mission Mars des Émirats. « Nous avons eu un grand nombre de questions sur le projet de la part des étudiants, sur la science et sur la façon dont ils peuvent s’impliquer. Nous avons dû revoir les rassemblements pour les événements de lancement, mais nous cherchons à faire quelque chose en ligne. »

Les conséquences de COVID-19 sur les préparations

Grâce à une planification judicieuse au cas par cas pour un scénario de type pandémique, la mission a fait son chemin depuis le Moyen-Orient et se trouve maintenant sur la rampe de lancement au Japon, prête à être lancée. « Nous sommes dans la phase de campagne de lancement, le vaisseau spatial est ravitaillé et prêt à être lancé », a dit Omran Sharaf, chef de projet pour la mission Emirates Mars. « Nous avons dû l’expédier plus tôt que prévu à cause de COVID-19 et nous avons divisé l’équipe, en basant certains d’entre eux au Japon pendant quatre mois. »

La fenêtre de lancement de l’EMM

La fenêtre de lancement de l’EMM s’ouvre le 15 juillet 2020 et se ferme le 3 août 2020. Si cette date n’est pas respectée, il est impossible d’atteindre Mars. Il faudrait alors reporter toute la mission à septembre 2022.

Pourquoi les Émirats Arabes Unis vont-ils sur Mars ?

La mission permettra de combler les lacunes dans les connaissances des scientifiques planétaires sur la façon dont le climat martien affecte son atmosphère. Cependant, les Émirats arabes unis sont très clairs sur le fait que leur programme spatial n’est en fait pas une question spatiale, mais une question d’économie. « Atteindre Mars n’est pas l’objectif principal ici, il s’agit de renforcer notre économie de la connaissance en la rendant plus innovante, créative et compétitive », a déclaré Sharaf. « Il s’agit de l’économie post-pétrole ».

Les Émirats arabes unis produisent actuellement environ 2,9 millions de barils de pétrole par jour. C’est donc le troisième pays le plus riche du monde (derrière le Luxembourg et le Qatar voisin), mais il cherche désespérément à dépasser les industries pétrolières et pétrochimiques sur lesquelles il s’est concentré exclusivement pendant trop longtemps. « Lorsque cette mission a été annoncée en 2014, les Émirats arabes unis ne disposaient pas d’un conseil scientifique, d’un ministre des sciences ou d’une plateforme pour incuber et nourrir la communauté scientifique », a déclaré Sharaf. « Maintenant, nous avons tout cela. »

« Le gouvernement des Émirats Arabes Unis a clairement indiqué dès le premier jour que l’espace est un outil pour des objectifs beaucoup plus importants », a déclaré Sharaf. « Il s’agit de provoquer un grand changement perturbateur dans le système qui intègre la science et la technologie dans l’économie des Émirats Arabes Unis, mais nous devrons attendre 10 à 15 ans pour en voir l’impact. »

L’EMM fait partie du vaste programme spatial des Emirats Arabes Unis qui remonte à 2006. Trois des satellites des Emirats Arabes Unis sont déjà en orbite autour de la Terre.

L’EMM pourrait-il échouer ?

« Cette mission est cinq fois plus complexe que les précédentes sur lesquelles nous avons travaillé au Centre spatial Mohammed Bin Rashid, elle nous fait passer au niveau supérieur », a déclaré Sharaf, qui ne se fait pas d’illusions.

« Soyons honnêtes : 50 % des missions vers Mars échouent », a-t-il déclaré. « Le voyage est risqué, une erreur dans votre trajectoire et vous allez manquer Mars. Une seule erreur dans le lanceur fait tout disparaître. Nous devons également faire face à un retard de 15 à 20 minutes dans la communication avec l’engin spatial, il doit donc être totalement autonome et résoudre les problèmes par lui-même ». C’est tout à fait différent des satellites en orbite terrestre, avec lesquels les opérateurs peuvent avoir un contact en temps réel.

Comment « Hope » se compare-t-il à la mission Maven de la NASA ?

Le vaisseau spatial MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution) de la NASA est entré en orbite autour de Mars en 2014 pour étudier la structure et la composition de la haute atmosphère de la planète. Plus précisément, la perte de son oxygène et de son hydrogène en raison du vent solaire. « Hope » ajoutera une nouvelle dimension. « Nous savons qu’il y a des tempêtes de poussière, des nuages et des cycles saisonniers sur Mars, mais il n’y a pas eu de mission qui ait fourni une vue complète du système météorologique dans toutes les régions de la planète à tous les moments de la journée », a déclaré Al Amri.

Ce que fera Hope, c’est de voir quel rôle Mars elle-même joue dans le changement climatique et la perte de son atmosphère.

Hope sera en mesure de collecter des données à partir des mêmes endroits, à des moments différents de la journée et de la saison, et de plus loin pour une perspective plus globale. « Hope permettra de mieux catégoriser toutes les régions de Mars pendant une journée entière », a déclaré Al Amri. « Nous savons depuis la Terre que le temps est dynamique et change d’heure en heure, c’est le vide que la mission Mars Emirates comble en ce qui concerne la science planétaire ».

Les données collectées par Hope seront mises gratuitement à la disposition de la communauté scientifique.

Y aura-t-il d’autres missions des Émirats arabes unis vers Mars ?

« Ce n’est pas un projet unique, il fait partie d’un programme spatial national plus vaste des Émirats arabes unis qui sera axé sur des missions autour de la Terre et au-delà », a déclaré Sharaf. Cependant, il est censé être durable, et cela signifie qu’il sera peu coûteux. « C’est notre première mission spatiale et il y a beaucoup de défis à relever. Donc pour l’instant, nous essayons de nous concentrer sur celle-ci. »

source:forbes.fr

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En quelques semaines, la crise du COVID a remodelé le monde et donné un coup de frein à de nombreuses organisations. Comment aider les dirigeants d’entreprises – aux prises avec des enjeux économiques cruciaux – à maintenir, voire renforcer leurs engagements environnementaux ? Pour conduire et piloter des actions efficaces dans la durée, des technologies telles que les outils d’analyse de la data et l’intelligence artificielle sont précieuses. 

Le COVID-19 a eu un impact décisif dans de nombreux domaines, économique, environnemental et même personnel. Bien qu’il ait généré une crise sanitaire mondiale, il s’inscrit également dans une crise environnementale qui ne date pas d’hier. Il révèle à quel point notre économie et nos modes de vie sont étroitement liés à la santé globale de la planète. Alors que les entreprises ont commencé à reprendre leurs activités, leurs dirigeants doivent garder en tête le fait qu’une stratégie environnementale forte et bien pensée – visant à réduire leur empreinte carbone ou à s’engager dans des business modèles durables – est encore plus importante qu’auparavant. C’est au cours de cette décennie que nous devons agir sous peine d’être exposés à de nouvelles menaces dans le futur.

 

Les enjeux environnementaux en tant de crise

Le contexte économique risque-t-il de décourager les dirigeants de mettre en œuvre ou de poursuivre leurs initiatives en matière de développement durable ? Ce serait contre-productif car les experts sont formels. Cette crise est au contraire une opportunité pour eux de renforcer un positionnement d’entreprise responsable sur le plan social ET environnemental. Les gouvernements jouent un rôle clé dans ce domaine. En témoignent les récentes mesures prises en France dans la filière automobile pour conditionner le soutien financier au maintien des engagements en matière de production de véhicules propres. Néanmoins, les entreprises du secteur privé doivent également s’atteler à déterminer la manière dont leur activité impacte l’environnement et agir de manière responsable. Pendant le confinement, le digital a permis à de nombreuses entreprises de continuer leurs activités, via le télétravail, la visioconférence ou le e-commerce. De la même manière, le digital, combiné à une business modèle durable, est déterminant pour aider les dirigeants à concilier impératifs économiques et engagements environnementaux.

Impact carbone et consommation : un chantier prioritaire et à la portée des dirigeants

Diminuer l’impact carbone et les déperditions d’énergie permet de préserver l’environnement.  Avec les dernières technologies d’analyse et de data visualisation, trois dimensions de données peuvent être facilement interconnectées pour fournir des informations favorisant la compréhension et la prise de décision. Tout d’abord, les données contextuelles, qui sont produites par les objets connectés, tels que les compteurs de dernière génération ou bien les capteurs de température, d’ensoleillement ou d’humidité. Elles permettent de mesurer les indicateurs environnementaux à un instant T. Ensuite, les données dynamiques qui sont très précieuses pour mesurer l’évolution de la consommation, qu’il s’agisse d’eau ou d’énergie dans un bâtiment, du trafic ou d’autres indicateurs. Enfin, les données qualitatives, comme la qualité de l’air ou de l’eau sont également essentielles. En s’appuyant sur ces données croisées – et en les combinant avec leurs propres données, comme celles recueillies dans leurs open spaces ou via la supply chain – les dirigeants peuvent mettre en œuvre des politiques adaptées et mesurer leur efficacité dans le temps.

Objets connectés : premiers fournisseurs de données

Les objets connectés sont des dispositifs clés. Dans la durée, les données fournies par les capteurs permettent d’étudier les évolutions de consommation et de mettre en place des systèmes destinés à économiser l’énergie (compteurs électriques, répartition des pics de consommation) etc…  Via des alertes en cas d’anomalie, les entreprises ou les organisations peuvent détecter et anticiper les conséquences d’un problème avant qu’il ne se généralise. Qu’il s’agisse d’une fuite ou d’un manque d’efficience de leurs dispositifs, les organisations évitent ainsi des factures de consommation colossales, des détériorations coûteuses et un impact environnemental négatif. Ce sont les mises en perspective et les croisements qui permettent d’identifier des dysfonctionnements et d’amorcer des comportements vertueux. Par exemple, l’ONG WWF utilise la visualisation des données pour apporter des preuves tangibles de l’impact positif de ses actions de protection à travers le monde.

IA : accélérateur de la transition énergétique

À l’heure où les consommateurs plébiscitent une évolution des modes de consommation, l’Intelligence Artificielle (IA) contribue à favoriser le développement de l’économie circulaire, bénéfique pour la transition énergétique. Pour lutter contre la pollution des écosystèmes, de nombreuses initiatives ont vu le jour : collecte, recyclage, cycle de vie des produits, etc.  Dans le domaine du tri des déchets, des robots dotés d’Intelligence artificielle analysent des images de la chaîne de tri et définissent si le produit est réutilisable ou non. Pour ce faire, l’IA calcule et analyse une multitude de données telles que la température, les caractéristiques d’un matériau, l’humidité ou encore les éventuels défauts. Dans le domaine industriel, une technologie d’analyse de données similaire permet d’optimiser l’efficacité énergétique des appareils électro-ménagers mis sur le marché. Les entreprises peuvent s’inspirer ou bénéficier de ces outils et approches pour s’engager dans des business modèles durables. Pour ce faire, ils peuvent soit développer des systèmes similaires soit créer des partenariats avec ces organisations en s’appuyant sur leurs propres données.

Ces quelques exemples encourageront peut-être les dirigeants à voir à plus long terme afin de penser et agir différemment. En effet, cette crise n’est pas une simple parenthèse dans notre histoire. Les entreprises qui sauront s’appuyer sur les données pour initier, évaluer et maintenir des politiques favorisant la préservation de l’environnement dans la durée joueront un rôle essentiel. Elles apporteront une contribution majeure à la transition tant attendue vers une économie moins polluante, plus économe en énergie.

source:forbes.fr

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Dans la cadre de sa stratégie de développement, Amazon démarchait les agences de renseignement et de police de tous les États-Unis pour leur vendre son système de reconnaissance faciale. Après la mort de George Floyd, Amazon a annoncé soudainement, le mercredi 10 juin, interdire pendant un an à la police d’utiliser son logiciel décrié de reconnaissance faciale Rekognition, intégré dans les caméras de surveillance.

Une position de non-développement de ce marché porteur vers les services de polices et de renseignements d’Amazon qui pourrait être « suivie » par d’autres géants du net. Microsoft, par la voie de Brad Smith, a ainsi certifié au Washington Post que la société ne vendait pas logiciels de reconnaissance faciale aux services de police des États-Unis et ne vendrait pas de tels outils à la police tant qu’une loi nationale « fondée sur les droits de l’homme »  ne sera pas en place.

 

Depuis des mois, des organisations dont l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), faisaient campagne afin d’interdire l’utilisation de la reconnaissance faciale dans le caméras de surveillance à destination des forces de l’ordre sur le territoire américain…

«One false match is one too many ! »

Nous pouvons nous interroger sur une telle précipitation à faire marche arrière. Tout du moins à mettre sur « pause » un processus de commercialisation engagé par Amazon sur un marché prometteur. La raison en est fort simple ! Dans un contexte d’émeutes lié à une police américaine en discrédit d’équité de traitement selon la couleur de sa peau , il est pour le moins difficilement défendable de poursuivre la promotion d’une technologie qui s’avère être faillible et discriminante, pour en équiper ceux et celles qui ont – a priori – pour mission première la protection de la population.

Il est utile de rappeler qu’en août 2019, afin d’illustrer les dangers du recours par les forces de l’ordre à ce logiciel, l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) avait utilisé la solution pour comparer le visage de 120 élus californiens avec les « mugshots, les photographie d’identité judiciaire, de 25 000 personnes arrêtées par la police. Il est avéré qu’après avoir utilisé la solution de reconnaissance faciale, 26 des 120 législateurs avaient été identifiés comme des « criminels », une majorité de ces supposés « criminels » étant des personnes issues de ce que notre société a décidé de qualifier de « minorités visibles », avec un taux de faux positifs – si nous nous limitons aux 120 législateurs intégrés dans la base – de… 21,67 %.

Lors d’une conférence de presse avec des responsables de l’ACLU, le député californien Phil Ting, auteur d’un projet de loi* visant à limiter l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale dans l’État, figurait – l’histoire sait se montrer facétieuse – parmi plusieurs législateurs faussement identifiés comme des « criminels ». Il avait alors déclaré que ce test impliquant les visages du législateur avait été effectué pour démontrer que cette solution technologique n’était pas prête pour être déployée :

« Bien que nous puissions en rire en tant que législateurs, il n’y a pas de quoi rire si vous êtes quelqu’un à la recherche d’un emploi, qui essaye d’obtenir un logement. Si vous êtes faussement accusé, que se passe-t-il ? Cela affecte votre capacité à obtenir un emploi, pour trouver un logement. Il y a des personnes que cela peut impacter “, avait-il ajouté.

Si le débat refait surface, après le calvaire de Georges Floyd, il est à noter que depuis le 8 octobre 2019, la Californie a adopté « la loi “AB 1215” interdisant l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les caméras corporelles portées par les policiers ». Pour l’ACLU, et concernant ces caméras intelligentes qui seraient mises à la disposition des forces de l’ordre, le mot d’ordre demeure et il se résume en une phrase  : « One false match is one too many », ce qui pourrait se traduire littéralement par : « Une mauvaise identification, c’est une de trop »

Le combat entre marchés porteurs, l’éthique et la responsabilité sociale des entreprises est engagé !

Le marché de la reconnaissance faciale au service de la surveillance de masse, et du biopouvoir, est très prometteur. Il était estimé à 4,55 milliards d’euros dans le monde en 2019, et – si personne ne s’y oppose à l’instar d’IBM ou d’autres à venir -, il devrait dépasser les 9 milliards d’euros en 2025, selon une étude menée par le cabinet d’analyse Mordor Intelligence.

Le recul d’Amazon (pour une durée déterminée d’une année) et le positionnement de Microsoft se réfugiant derrière une législation claire avant toute démarche de commercialisation vers les Etats se fait dans un contexte très particulier, et sous haute tension de l’opinion publique mondiale.

Nul ne peut prédire ce qu’il adviendra demain des postures adoptées aujourd’hui par les géants concernés, une fois l’émotion mondiale passée. Ce qui est certain à contrario, si l’on se place sur le terrain de responsabilité sociale de l’entreprise, c’est que l’une d’entre elles, confrontée aux mêmes événements tragiques, ne temporise pas, ne manie pas la langue de bois, ne se positionne pas à l’affût d’un marché douteux, mais a clairement et définitivement choisi son camp entre bénéfices escomptés du marché de la surveillance de masse, d’atteintes aux libertés publiques et de l’éthique !

Dans une lettre adressée au congrès américain, le mot du nouveau CEO de la société, Arvind Krishna ne laisse aucune place à l’ambiguïté sur la position d’IBM et son retrait du marché de la reconnaissance faciale.

source:forbes.fr

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TikTok, l’application de la compagnie chinoise ByteDance qui permet de créer et de partager de courtes vidéos va être examinée par le Comité européen de la protection des données (EDPB). Ce comité va enquêter sur la collecte de données et les risques en matière de sécurité et de respect de la vie privée.

Après les États-Unis, c’est au tour de l’Europe d’enquêter sur l’application chinoise TikTok. Le Comité européen de la protection des données (EDPB) a été saisi par un député européen, préoccupé par ses méthodes de collecte de données, et par les risques en matière de sécurité et de respect de la vie privée.

 

Le mois dernier, l’autorité de protection des données néerlandaise a ouvert une enquête pour vérifier si les informations fournies sur la collecte de données lorsque les enfants installent l’application sont suffisamment compréhensibles et détaillées. En effet, cette application est extrêmement populaire auprès des adolescents. Elle leur permet de laisser libre cours à leur imagination en créant de courtes vidéos avec des effets spéciaux. Avec plus de 800 millions d’utilisateurs, TikTok est l’une des applications les plus téléchargées en 2019.

L’EDPB a mis en place un groupe de travail pour coordonner les actions potentielles et acquérir une vue d’ensemble plus complète du traitement et des pratiques de TikTok dans toute l’Union Européenne.

Comment contrôler l’activité des adolescents ?

TikTok propose depuis février un mode « connexion famille ». Il permet de relier le compte TikTok d’un parent à celui de son adolescent. Une fois activé, le parent peut, depuis son smartphone et l’application TikTok, contrôler les fonctionnalités de bien-être numérique de son enfant (temps d’écran, messagerie, mode retreint).

Depuis mai 2018, la collecte et le traitement des données personnelles des citoyens de l’Union Européenne est régi par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Ce règlement renforce et unifie la protection des données pour les individus au sein de l’Union Européenne. Selon le rapport d’activité 2019 de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), 68 % des Français se disent plus sensibles à la question de la protection de leurs données personnelles. Cela est dû, en partie, à la médiatisation dont a bénéficié le règlement, qui se concrétise par une prise de conscience massive, inscrite dans la durée.

source:forbes.fr

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Et si Instagram favorisait les photos dénudées ? C’est ce qu’affirme Mediapart dans une enquête publiée cette semaine. Les journalistes ont analysé plus de 1700 publications postées sur le réseau social. D’après le résultat de leurs recherches, une photo dénudée a plus de chance d’être mise en avant qu’une photo avec un individu plus chaudement vêtu…

On vous en a beaucoup parlé dans Tech a Break. Spot, le robot de Boston Dynamics, est enfin disponible à la vente. Il faudra tout de même débourser la coquette somme de 74500 dollars pour se le procurer. La particularité de Spot, c’est sa modularité. Il est livré avec un kit de développement et il est possible de lui faire faire à peu près tout et n’importe quoi. S’il a initialement pour rôle de se rendre dans des lieux difficiles d’accès et dangereux pour l’Homme, il est tout à fait possible d’en faire un compagnon de jeu (un poil onéreux), ou bien de l’intégrer dans une oeuvre artistique.

Lidl a encore frappé. Après les promotions sur le Nutella et leur modèle low cost de Thermomix, l’entreprise a réalisé une promotion incroyable sur la Playstation 4. Pour fêter l’ouverture d’un de ses magasins, Lidl a proposé plusieurs consoles de Sony à 95 euros. Une ristourne de plus de 200 euros. Seul problème, l’info s’est vite diffusée sur internet et à l’ouverture du magasin, des centaines de clients se précipitaient déjà, forçant la gendarmerie à intervenir pour disperser la foule. Le magasin a du retirer les consoles de ses rayons et n’a même pas pu ouvrir à l’heure prévue…

Cette semaine dans Tech a Break, on vous offre votre manette Nacon Revolution Unlimited.

source:01net.com

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Empêtré depuis 2006 dans une procédure engagée à l’origine par Bouygues Telecom pour des pratiques anti-concurrentielles aux Antilles, Orange a été condamné par la Cour d’Appel de Paris. Le jugement, sévère, contraint le groupe à payer 249,5 millions d’euros en dommages et intérêts au bénéfice de Digicel qui avait repris les activités de BT dans la région.

Douche froide pour Orange. Le premier opérateur télécoms français paye au prix fort ses pratiques ati-concurrentielles aux Antilles et vient d’être condamné par la Cour d’Appel de Paris à 249,5 millions de dommages et intérêts comme a pu l’indiquer notre confrère Capital qui a eu accès à la décision de cette juridiction. Ce montant se répartit 181,5 millions d’euros de dommages et 68 millions d’euros d’intérêts versés au bénéfice de Digicel, le groupe télécoms qui avait repris les activités de Bouygues Telecom dans la région en 2006 à l’initiative de cette action en justice.

Orange avait déjà été jugé par le Tribunal de commerce de Paris en 2017 à 180 millions d’euros d’amende pour pratiques anti-concurrentielles et abus de position de dominante, mais l’opérateur avait tenté de défendre ses intérêts en interjetant appel. Il les payent aujourd’hui au prix fort, bien que l’opérateur ait pu bénéficier d’une révision à la baisse des intérêts versés qui s’élevaient à l’origine à 164,5 millions d’euros. Pire encore : la Cour d’appel de Paris a alourdi les dommages « en y ajoutant le préjudice causé par l’exclusivité passée avec les distributeurs et les réparateurs », indique Capital.

MAJ du 19/06/2020 à 18h54. Contactée par la rédaction, un porte-parole nous a apporté les précisions suivantes : « Cette décision n’est pas satisfaisante pour nous, mais au global le montant est diminué par rapport à ce que nous avions provisionné ce qui nous permet de récupérer près de 95 millions d’euros. Les montants réclamés semblent toutefois hors proportion des réalités économiques du marché des Caraïbes et le montant réclamé par Digicel de 732 millions d’euros est deux fois plus important que la valeur de ce marché. On regarde très sérieusement un pourvoi en cassation ». Orange a deux mois pour se pourvoir en cassation.

source:lemondeinformatique.fr

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Dans une première version de son sous-système WSL 2, Microsoft a voulu simplifier l’installation de ce dernier et permettre de contrôler davantage de charges de travail en exploitant au mieux les circuits graphiques.

Microsoft a mis à jour son sous-système Windows pour Linux 2 (WSL) dans une version préliminaire de Windows 10, dont les fonctionnalités sont accessibles aux novices comme aux développeurs expérimentés. WSL2 peut désormais effectuer des fonctions de calcul sur l’accélérateur GPU, notamment en utilisant la technologie CUDA de Nvidia. Cette évolution était une des promesses faites par Microsoft lors de la conférence Build 2020 en mai dernier. Les améliorations du WSL font partie de Windows 10 Build 20150 pour les utilisateurs Insider. Anciennement connue sous le nom de Fast Ring, la Dev Channel est consacrée à l’essai des fonctionnalités qui ne sont pas nécessairement liées à une prochaine version de Windows 10.

Comme son nom l’indique, le sous-système Windows pour Linux 2 vous permet d’exécuter un noyau Linux à partir de Windows. WSL2 n’est pas aussi performant qu’une distribution Linux à part entière fonctionnant nativement sur le matériel, mais il s’en approche. Le WSL2 n’est pas non plus intégré nativement dans Windows. C’est une option qu’il est possible d’activer en utilisant le panneau de configuration « Activer et désactiver les fonctions de Windows » dans Windows 10, et qui téléchargera alors les fichiers nécessaires et nécessitera de redémarrer le PC.

Une installation simplifiée

L’une des dernières fonctionnalités de Build 20150 tente de simplifier encore plus les choses. En tapant wsl.exe -install comme commande, Windows s’occupera de toute la configuration. Il n’est, en revanche, pas tout à fait clair si cette commande peut être exécutée à partir de l’application Command Line, ou si elle nécessite l’interface PowerShell. Selon un billet de blog de Craig Loewen, responsable du programme Windows, Microsoft prévoit de soutenir l’installation automatique d’une distribution Linux dans le WSL prochainement.

De même, les utilisateurs peuvent taper wsl.exe -update pour mettre à jour le noyau Linux ; wsl.exe -update -status pour vérifier l’état du noyau ; et wsl.exe -update -rollback pour revenir à une version précédente du noyau. Selon M. Loewen, les mises à jour du noyau Linux seront en fait gérées par Windows Update et téléchargées automatiquement sur votre PC. Les commandes existent tout de même pour assurer un contrôle précis du processus.

Prise en charge des calculs GPU

Pour les plus aventureux souhaitant se plonger davantage dans Linux, Microsoft a maintenant mis en place un support de calcul par GPU, qui est traditionnellement pris en charge par le matériel (et Linux) depuis près d’une décennie. Cette annonce n’est qu’une nouveauté parmi d’autres à venir bientôt. « Cette version prendra aussi en charge l’intelligence artificielle (IA) et les flux de travail de machine learning (ML), permettant aux professionnels comme aux étudiants de gérer les charges de travail de formation ML sur l’ensemble des GPU de l’écosystème Windows », a déclaré la société dans un article de blog.

Plus précisément, Microsoft s’est associé à Nvidia pour une version beta de CUDA pour WSL2, qui comprend un support d’apprentissage automatique pour les outils ML, les bibliothèques et les frameworks populaires, dont PyTorch et TensorFlow. Microsoft fournit également un aperçu de TensorFlow avec un backend DirectML. AMD a également montré un aperçu du pilote graphique en train de débloquer l’accélération GPU compatible DirectX 12 au sein du WSL sur une large gamme de son matériel Radeon.

source:lemondeinformatique.fr

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Les utilisateurs de la technologie Storage Spaces de Microsoft doivent se montrer prudent. La mise à jour 2004 empêche la reconnaissance des volumes agrégés et les rende inaccessible alors qu’ aucun correctif soit à ce jour disponible.

Vous utilisez la technologie Storage Spaces de Microsoft permettant de créer un pool de stockage ?  Evitez alors d’installer la mise à jour 2004 de Windows 10 qui pose de gros soucis avec cette fonction. Cette version de l’OS ne reconnaît plus correctement les espaces de stockage en tant que volume, et une partition peut apparaitre comme RAW dans Disk Manager et devenir inaccessible. Pire encore, il n’y a pas de véritable solution de contournement pour ce problème, a fait savoir Microsoft dans un document de support. Storage Spaces est une fonctionnalité remontant à Windows 8.1.

Cette technologie de stockage, astucieuse, gère plusieurs disques durs ou SSD internes et externes pour créer un pool de stockage. Elle apporte essentiellement des protections RAID (Redundant Array of Disks) par du mirroring de contenu d’un disque sur un autre pour permettre de rétablir une sauvegarder en cas de panne. Si Microsoft ne propose pour l’instant aucun correctif pour palier cette agaçante situation, l’éditeur a annoncé un palliatif pour transformer les espaces de stockage en l’équivalent de bons gros vieux DVD-ROM virtuels pour le moment, en accordant à l’utilisateur un accès en lecture aux volumes, mais sans possibilité d’écrire des données.

La commande chkdsk à bannir sous peine de dysfonctionnement

La solution de contournement, temporaire on l’espère, proposée par Microsoft :

1/ Sélectionnez Démarrer et tapez : PowerShell ;
2/ Cliquez avec le bouton droit ou appuyez longuement sur Windows PowerShell et sélectionnez Exécuter (en tant qu’administrateur) ;
3/ Si vous y êtes invité par une boîte de dialogue Contrôle d’accès utilisateur pour Windows PowerShell, sélectionnez Oui ;
4/ Dans la boîte de dialogue PowerShell, tapez la commande suivante et appuyez sur entrée: get-virtualdisk | ? WriteCacheSize -gt 0 | get-disk | set-disk -IsReadOnly $ true  ;
5/ Vos espaces de stockage doivent maintenant être définis en lecture seule, ce qui signifie que vous ne pourrez pas écrire dessus. Votre système sera toujours utilisable et tout volume non considéré comme RAW devrait être lisible.

En parallèle, Microsoft recommande également de ne pas exécuter, sous peine de bug et dysfonctionnement, la commande chkdsk qui vérifie l’intégrité d’un volume ou d’un média amovible, et permet de réparer certaines erreurs logiques. L’éditeur travaille toujours sur sa liste de problèmes apparus avec la mise à jour 2004 de Windows 10, résolvant des bogues qui incluaient l’incapacité de Windows à trouver des applications Office causée par un problème avec le logiciel antivirus Avast. La Windows 10 2004 est toujours en cours de déploiement, et Microsoft a expliqué le 16 juin qu’il commençait la formation d’un processus basé sur l’apprentissage automatique pour sélectionner plus finement les terminaux pouvant accueillir cette mise à jour.

source:lemondeinformatique.fr

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La mise à majeure de Windows 10 de mai 2020 vient améliorer la gestion de la mémoire vive dans les navigateurs Edge et Chrome, tous les deux basés sur Chromium.

C’est une surprise de la mise à jour de Mai 2020 de Windows 10 : la dernière version du navigateur Edge de Microsoft basée sur Chromium est moins gourmande en mémoire que prévu et à coup sûr. Le navigateur accapare un peu moins la mémoire, un bénéfice dont devrait également profiter Google Chrome. En milieu de semaine, Kim Denny, chef de produit de Microsoft Edge, a expliqué dans un petit article de blog comment le navigateur tirait profit des améliorations de l’allocation de mémoire (plus exactement, des améliorations dans le heap de segment) pour les applications Win32. « Les premiers résultats des tests réalisés en interne sur des machines exécutant la mise à jour de Mai 2020 de Windows 10 montrent que le navigateur Microsoft Edge consomme moins de mémoire et que cette consommation peut baisser de 27 % au plus », a-t-elle écrit.

Microsoft n’a pas encore attitré l’attention sur ces améliorations apportées par la mise à jour de Mai 2020 dans l’allocation de mémoire du heap de segment, et il n’est pas certain que toutes les applications Win32 puissent en profiter. Mais un test rapide du navigateur sur une machine exécutant la mise à jour de Novembre 2019 – version 1909 – et sur une machine exécutant la dernière mise à jour de Mai 2020 – version 2004 – de Windows 10, montre une réelle amélioration. Pour ce test, nos confrères ont ouvert 10 onglets riches en médias sur les deux machines, en partant de l’hypothèse que la différence serait plus nette avec un grand nombre d’onglets ouverts. Pour leur test, nos confrères ont accédé à des sites en direct, mais ils ont activé un bloqueur de publicité pour éviter les variations liées au nombre et au type de publicités diffusées.

Amélioration attendue pour Chrome également

Sur la machine exécutant la mise à jour de Novembre 2019 de Windows 10, la quantité de mémoire consommée était de 1971 Mo. Sur la dernière mise à jour de de Mai 2020 de Windows 10, les dix mêmes onglets ont consommé 1204 Mo de mémoire disponible. Soit une baisse de 38 %, bien plus importante que ce qu’avait prévu Microsoft. Selon Windows Latest, Google Chrome pourrait également tirer parti des améliorations apportées au heap de segment, à condition de passer au SDK de Windows. La consommation de mémoire utilisée par les navigateurs Chrome respectifs sur les deux systèmes testés par nos confrères était comparable, de 1650 Mo environ (les deux machines de test étaient différentes, avec des CPU différents, donc comparer l’usage des CPU n’aurait aucun sens). On ne sait pas encore si cette amélioration du heap de segment profitera à tous les navigateurs et à toutes les applications Win32. Mais il est certain que les tests de navigateurs n’en seront que plus intéressants.

source:lemondeinformatique.fr

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