Le Blog Dédier au Nouvelle Technologies

euro

La BCE estime qu’aucun « business case » ne justifie pour l’instant le lancement de sa propre monnaie numérique. Mais cela ne l’empêche pas d’explorer cette piste qui pourrait s’avérer prometteuse. La preuve : certaines banques centrales nationales ont déjà lancé leurs propres projets pilotes.

La Banque centrale européenne (BCE) ne voit actuellement aucun « business case » justifiant le lancement de sa propre monnaie numérique, a confié le membre du directoire de l’institut monétaire Yves Mersch à Reuters le 11 mai 2020.

EXPLORER LA PISTE

Mais cette situation pourrait changer avec le temps, et elle n’empêche pas la BCE d’explorer cette piste « afin que nous soyons bien préparés si jamais nous prenions cette décision politique« , a-t-il poursuivi. Une position qui reprend la proposition formulée par l’ancienne présidence finlandaise de l’Union européenne. Début novembre 2019, elle écrivait que « la BCE et les autres banques centrales de l’UE pourraient explorer les opportunités et les défis relatifs à l’émission de devises numériques« . La Finlande invitait alors les 28 Etats membres à développer une approche commune sur les monnaies numériques avec la possibilité d’interdire les projets jugés trop risqués.

Les Etats membres ont l’air d’avoir entendu cet appel. Début décembre 2019, la Banque de France avait annoncé vouloir lancer sa propre monnaie numérique pour améliorer l’efficacité du système financier en fluidifiant les transactions. L’institut monétaire a d’ailleurs lancé un appel à projet le 24 avril 2020 pour « identifier des cas concrets d’intégration d’une monnaie digitale de banque centrale dans des procédures innovantes d’échange et de règlement d’actifs financiers tokénisés ». La sélection des candidatures est fixée au 10 juillet 2020. De son côté, la Banque centrale suédoise a déjà lancé un projet pilote depuis le mois de février 2020 dont l’objectif est de « montrer comment une e-couronne pourrait être utilisée par le grand public« .

LUTTER CONTRE LE BLANCHIMENT

Même si ces projets semblent politiquement plus acceptables que des monnaies privées, ils posent sensiblement les mêmes questions juridiques. Le G7 a d’ailleurs rendu un rapport à ce sujet où il note que les questions du blanchiment d’argent et le financement d’activités terroristes doivent être réglée en priorité. « Il est de notre devoir de veiller à ce que les nouveaux risques liés aux cryptomonnaies soient traités de manière adéquate« , a déclaré le président du Groupe d’action financière, Xiangmin Liu.

source:https://www.usine-digitale.fr
0Shares