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Elle est prête : l’interface de programmation des deux géants américains va être déployée sur les smartphones iOS et Android. Les premières applis devraient rapidement apparaître sur les boutiques applicatives.

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Coronavirus

En ces temps difficiles où l’épidémie de Coronavirus inquiète le monde entier, chacun peut aider. Tout d’abord, en restant confiné. Le « restez chez vous » que l’on entend à longueur de journée dans tous les médias est plus que jamais d’actualité pour ralentir la propagation du COVID-19. Mais si vous avez un ordinateur, vous pouvez également contribuer à la lutte en aidant la recherche.

Folding@home : un projet pour aider la recherche

En temps de confinement, quoi de mieux que de se consacrer au projet Folding@home ? Comme nous le décrivions dans notre dossier consacré à ce sujet publié il y a plus de 15 ans (mais toujours d’actualité, en dehors de l’installation du logiciel), ce projet mené par l’université de Stanford a pour objectif d’aider la recherche scientifique en utilisant votre ordinateur (et des milliers d’autres) pour étudier le processus de repliement des protéines. Plus le nombre d’ordinateurs est grand, plus importante sera la puissance de calcul consacrée à la recherche.

Quand vous connaissez la forme d’une protéine, vous pouvez deviner ce qu’elle fait.

DR VIJAY PANDE

A l’origine, le pari fou de regrouper la puissance de près d’un million d’ordinateurs permet de comprendre comment les protéines se « plient » afin de faciliter la recherche sur diverses maladies, notamment de nombreuses formes de cancer, mais aussi les maladies d’Alzheimer, de Huntington et de Parkinson. Depuis peu, Folding@home tente de lutter contre le COVID-19 afin de comprendre comment ces protéines virales fonctionnent et comment nous pouvons concevoir des thérapies pour les arrêter.

Lutte coronavirus

Luttez contre le coronavirus – Source : Alliance Francophone

Chacun peut participer à la lutte du COVID-19

Le principe est simple : vous téléchargez le logiciel Folding@home pour Windows sur cette page puis vous le lancez. Rien de plus simple. Les calculs et simulations que votre ordinateur réalisera sont importants, et chaque petit pas est d’une grande aide. Peu importe que vous disposiez d’un PC modeste ou d’une configuration musclée, chacun peut aider !

source:https://www.zebulon.fr

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Pour aider dans la lutte contre Covid-19, Nvidia présente une série de mises à jour de sa plate-forme de calcul Clara, spécialisée dans l’imagerie médicale et la génomique. Au menu : record dans le séquençage de génome, nouveaux algorithmes de détection des lésions pulmonaires et hôpitaux connectés.

Nvidia a annoncé le 14 mai 2020 une série de mises à jour pour sa plate-forme Clara, qui applique les capacités des GPU Nvidia pour le deep learning aux domaines de l’imagerie médicale et de la génomique. L’un des objectifs mis en avant par l’entreprise avec cette mise à jour est évidemment d’aider dans la lutte contre la maladie Covid-19.

« La pandémie de Covid-19 a renforcé la collaboration entre la technologie, la recherche et l’industrie médicale pour développer de nouvelles solutions informatiques qui accélèrent la compréhension de la propagation, de l’ampleur et de la gravité de cette maladie« , a déclaré Kimberly Powell, VP of Healthcare chez Nvidia.

TEMPS RECORD DU SÉQUENÇAGE GÉNOMIQUE

En premier lieu, Nvidia annonce un record dans le séquençage de l’ADN et de l’ARN. La plate-forme Clara a pour ce faire été couplée avec la suite logicielle Nvidia Parabricks, spécialisée dans l’analyse génomique. Grâce à son nouveau GPU, le Nvidia A100, Parabricks a réussi à séquencer un génome en seulement 20 minutes, contre plusieurs heures (voire jours) habituellement. Pour faciliter l’utilisation de cet outil à grande échelle, Nvidia s’est rapproché de l’entreprise américaine DNAnexus, qui fournit une plate-forme d’analyse et de gestion des données génomiques basée sur le cloud. A noter que depuis mars 2020, le logiciel Parabricks a été mis gratuitement à disposition des chercheurs travaillant sur le Covid-19 pour 90 jours.

Dans le cadre de la crise sanitaire, l’analyse génomique est une arme indispensable pour comprendre le fonctionnement du SARS-CoV-2 et par conséquent optimiser la découverte d’un traitement ou d’un vaccin. Par exemple, la comparaison des séquences génomiques de différentes personnes contaminées peut permettre de savoir si le virus a muté.

NOUVEAUX ALGORITHMES DE DÉTECTION DE MALADIES

Nvidia annonce également le développement de nouveaux algorithmes pour aider les chercheurs à détecter et étudier les scanners thoraciques des personnes infectées. Ces modèles ont été directement intégrés dans Clara. Ces clichés médicaux constituent une source très importante d’information car dans certains cas le SARS-CoV-2 s’attaque aux poumons des malades, provoquant des lésions visibles grâce à l’imagerie médicale. Les modèles ont été conçus en collaboration avec les Instituts américains de la santé (NIH) grâce à des sets de données issus de pays où le taux de contamination est très élevé comme en Chine, en Italie, au Japon et aux États-Unis.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nvidia note qu’il est difficile de pouvoir partager le fruit de ses travaux tout en respectant la vie privée des patients. Grâce à la collaboration avec le réseau hospitalier américain « Partners HealthCare », l’entreprise tente de développer un modèle participatif respectueux du secret médical.

RENDRE LES HÔPITAUX CONNECTÉS

Enfin, Nvidia annonce le lancement de Clara Guardian, dont l’objectif est d’offrir un portefeuille de solutions (analyse vidéo et reconnaissance automatique de la parole) reposant sur l’IA aux hôpitaux. Deux cas d’usage sont présentés par l’entreprise. Le premier concerne la surveillance des gestes barrières (port du masque, distanciation sociale…). Le second porte sur les appareils de surveillance des patients qui pourront être transformés en « capteurs intelligents » capables de mesurer la température corporelle par exemple. Clara Guardian fonctionne déjà avec AnyVisionBriefCam, Care.ai, Chooch AI, Deep Vision, Diycam, IntelliSite, Malong Technologies, Ouva, SafelyYou, SAFR, SmartCow, TeiaCare et Whiteboard Coordinator.  Actuellement, le dispositif est testé dans 50 hôpitaux et 10 000 chambres à travers le monde.

source:https://www.usine-digitale.fr
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  • Pendant 55 jours, les Français sont restés chez eux et ont été nombreux à (re) découvrir le plaisir de cuisiner.
  • Ils se sont notamment rués sur les chaînes YouTube de gastronomie qui ont connu une nette hausse de fréquentation.
  • Hervé Cuisine, Le Riz Jaune et Les Pépites de Cloé ont accompagné les repas de leurs abonnés et vont devoir désormais fidéliser les nouveaux venus.

Durant le confinement, les Français se sont munis de leur planche à découper et de leur rouleau de pâtisserie. Pendant près de deux mois, les cuisines des foyers du pays se sont transformées en studio de Top Chef, et ce ne sont pas les rayons vides des supermarchés qui nous feront mentir. Du côté de la télévision, le succès de l’émission de Cyril Lignac, Tous En Cuisine, a confirmé l’amour des Français pour la gastronomie. Même constat sur les réseaux sociaux où les lives ont pullulé sur des dizaines de comptes Instagram, mais pas que.

Sur YouTube aussi, les recettes de gâteaux au chocolat et de tartes salées se sont fait leur place entre deux contenus de gaming et d’humour. Dès le début du confinement, les compteurs des vidéos de cuisine se sont emballés, ne laissant pas le temps aux créateurs de voir le coup venir. « J’ai été pris de court pendant quelques jours, et je me suis assez vite réveillé en voyant le trafic sur mon blog. C’est ça qui m’a alerté, notamment sur les recettes de pancakes, de crêpes, de pain maison », explique Hervé Cuisine, l’un des youtubeurs les plus populaires du genre. Les chiffres sont sans appel : le vidéaste a comptabilisé 2,4 millions de vues en mars, puis 5 millions en avril. Durant ces deux mois, 70.000 personnes ont cliqué sur le bouton rouge pour s’abonner à sa chaîne.

La tendance est similaire pour la majorité des autres chaînes de cuisine francophone. « Quand on a débuté, on avait une vitesse de croisière de 20 abonnés par jour. Avec le confinement, ça a été le grand boom. On a atteint plus de 1.000 abonnés par jour », constate Thai de la chaîne Le Riz Jaune, spécialisée dans la cuisine asiatique. Entre mars et avril, son nombre de vues a doublé et le youtubeur a dépassé la barre des 50.000 abonnés.

« Cuisiner, ranger et animer la communauté »

Si le confinement a permis aux internautes d’avoir plus de temps pour mettre la main à la pâte, il a également été l’occasion pour les youtubeurs d’accélérer le rythme de production. « Au bout de la deuxième semaine, on s’est dit que les gens allaient avoir plus de temps pour cuisiner et regarder des vidéos, donc on a multiplié par trois le nombre de vidéos par semaine », détaille Le Riz Jaune. « C’était sport, confirme Hervé Cuisine qui a, en plus, enchaîné les lives sur Instagram. J’ai eu l’impression de ne faire que ça pendant le confinement : cuisiner, ranger et animer la communauté. »

Il faut dire que la demande était forte. Outre le nombre croissant de vues, les créateurs ont dû gérer les interrogations de leur public. Comment conserver les aliments ? Quelles alternatives végétales, sans gluten, avec moins de calories ? Quelle recette faire avec des enfants ? « Au fil des semaines, on voyait des problématiques différentes. Au début, tout le monde s’est jeté sur la farine, le sucre, la levure, donc on me demandait comment remplacer ces ingrédients. Quand les gens ont commencé à faire leur pain, c’était des questions plus techniques », raconte Cloé, qui tient la chaîne de pâtisserie Les Pépites de Cloé. Elle aussi a cartonné durant le confinement, passant de 590.000 vues en mars à 1,2 million en avril.

Allier plaisir et simplicité

Tout comme l’ensemble de la population, les youtubeurs ont dû créer du contenu avec les moyens du bord et ce qui restait dans les rayons de leur supermarché. « Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas tout en magasin, alors j’ai fait en fonction de ce que je ne retrouvais pas en rayon », souligne Cloé. Pour elle, qui d’habitude propose des recettes de gâteaux élaborés, le confinement a été l’occasion de revoir ses ambitions à la baisse en proposant des créations plus accessibles. Les fraisiers, mille-feuilles et autres Paris-Brest ont été remplacés par des cookies, des fondants au chocolat et des gâteaux au yaourt.

L’ensemble des cuisiniers vidéastes s’accordent pour dire que la période n’était pas appropriée aux plats complexes dignes de Top Chef. « Avec les déplacements restreints du confinement, on a revu des recettes que l’on avait déjà faites auparavant pour les réadapter avec le minimum d’ingrédients », remarque Thai du Riz Jaune. Et ça marche ! Sa recette des gyozas « spéciale confinement » est déjà la plus vue de la chaîne. « On sentait que les gens évitaient de sortir faire les courses et voulaient des choses faciles à faire », confirme Les Pépites de Cloé.

Hervé Cuisine, quant à lui, a décidé de vider ses placards en utilisant les boîtes de conserve qui traînaient chez lui, de quoi faire des cakes petits pois-carottes ou des bricks de thon. Selon lui, les internautes voulaient éviter d’engloutir trop de calories, tout en se faisant plaisir. Hervé a résolu l’équation en réduisant drastiquement les quantités de sucre dans ses recettes et en proposant des alternatives ludiques, dont les pois chiches et la courge butternut sont parmi les exemples les plus parlants. « Le confinement a forcé à se réinventer sur des recettes plus fun, plus healthy, avec des ingrédients différents », relate-t-il. L’occasion de prouver, une bonne fois pour toutes, que l’on peut se faire plaisir avec un dessert.

Quel avenir pour la cuisine sur YouTube ?

Pendant cinquante-cinq jours, les Français se sont donc régalés en restant à la maison mais la belle percée de la cuisine sur YouTube semble déjà être de l’histoire ancienne pour les vidéastes. Depuis le début du déconfinement, le nombre de vues et de nouveaux abonnés est à la baisse pour tous. « Je suis la logique des gens : je ne vais pas chercher une recette tous les jours sur Internet, analyse Cloé. Les gens vont revenir uniquement quand ils en auront besoin. » Mais tout n’est pas perdu pour ce genre de vidéos qui fonctionnent par cycle ; la Fête des mères et l’été qui se profilent sont autant de marronniers à ne pas manquer pour les youtubeurs.

Hervé Cuisine, lui, se réjouit que cette période ait permis de remettre la cuisine sur le devant de la scène, « une thématique qui a toujours été sous-exploitée sur YouTube. » Pourtant, cela fait 13 ans qu’il parvient à tirer son épingle du jeu. Son secret ? Être attentif aux tendances et écouter les internautes. « Je suis généraliste mais je me permets de faire des recettes vegan, parfois sans gluten ou sans lactose, et ça touche les gens qui sont dans ces sphères-là », confie-t-il. Continuer avec les recettes simplifiées, augmenter le rythme de diffusion, se diversifier toujours plus, voilà les enjeux auxquels devront se confronter les youtubeurs. Objectif : conserver sa base de fidèles et faire d’une occupation de confinement une véritable passion chez les nouveaux arrivants.

source:https://www.20minutes.fr

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De nombreux pays ont des applications de suivi des symptômes et de suivi COVID-19 , mais l’Organisation mondiale de la santé veut combler ces lacunes pour les pays qui sont trop sollicités pour développer leur propre logiciel. Bernardo Mariano, de l’OMS, a déclaré à Reuters dans une interview que la tenue prévoyait de publier une application d’évaluation des symptômes dans le monde plus tard en mai. Tout gouvernement pourrait publier une version personnalisée de l’application, a déclaré Mariano, mais la version en stock aidera les pays qui «n’ont rien».

L’organisation envisage également d’ajouter le suivi des contacts et a parlé à Apple et à Google de l’utilisation de leur technologie de suivi conjointe.Les problèmes juridiques et de confidentialité ont empêché l’OMS de monter à bord, a déclaré Mariano. Apple et Google ont tous deux promis un système décentralisé qui garde les données anonymes, mais il reste à craindre que les entreprises n’utilisent les données à mauvais escient pour dégager des bénéfices ultérieurement.

Même l’application de symptômes de base pourrait s’avérer vitale. Une application de l’OMS disponible à l’échelle mondiale pourrait mieux informer les personnes qui ne savent pas à quoi s’attendre du coronavirus et inciter davantage de personnes à se faire tester. La recherche de contacts à grande échelle, quant à elle, peut être cruciale pour restaurer la société après les blocages – elle pourrait suivre plus précisément la propagation du virus et aider à limiter la portée de nouvelles fermetures.

source:https://www.engadget.com

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Micha Benoliel, fondateur de la startup Nodle, spécialiste du Bluetooth, travaille au sein du groupement de spécialistes qui met au point l’application StopCovid. Il était l’invité exceptionnel de l’émission 01Hebdo, en direct de San Francisco, ce jeudi 7 mai 2020.

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Le 2 juin 2020 sera le jour du déploiement de l’application de contact tracing StopCovid qui a pour objectif de détecter les chaînes de transmission du SARS-CoV-2. Mais des tests seront menés dès la semaine prochaine pour vérifier que le dispositif fonctionne correctement. Le gouvernement a tenu à réaffirmer que le système proposé par Google et Apple n’a pas été retenu.

Le secrétaire d’Etat chargé du Numérique Cédric O a annoncé que le 2 juin 2020 serait la date officielle du lancement pour le grand public de l’application de contact tracing StopCovid. Interviewé le 5 mai 2020 par BFM Business, il précise que ce dispositif rentrera en phase de test dès le 11 mai soit la date prévue pour le début de déconfinement. « Nous reproduirons des situations réelles pour vérifier que l’application fonctionne bien« , a précisé Cédric O.

APPLE REFUSE D’APPORTER SON AIDE
« Nous avons encore une roadmap technique importante« , confie Cédric O. Il regrette qu’Apple ait refusé de « faire en sorte marche encore mieux sur les iPhones pour une raison que [il] ne [s]’explique guère« . La firme américaine refuse d’autoriser l’usage du Bluetooth lorsque l’application n’est pas active en avançant des raisons de sécurité. « C’est regrettable que dans une période où chacun est mobilisé pour aider à lutter contre l’épidémie qu’une grande entreprise n’aide pas un gouvernement« , a-t-il déploré. Dans le même temps, il promet que StopCovid fonctionnera quand même très bien sur les iPhones.
Il est hors de question d’opter pour le système proposé par Apple et Google « pas parce que ce sont de grands méchants loups« . « La solution (…) pose, selon nous, un certain nombre de problèmes en termes de protection de la vie privée et d’interconnexion avec le système de santé« , a estimé le secrétaire d’Etat. « La lutte contre le coronavirus est l’affaire des Etats et de la puissance publique« , a-t-il indiqué. Une position à l’opposé de celle adoptée par l’Allemagne, qui a annoncé le 26 avril 2020 opter finalement pour la solution proposée par les deux grandes entreprises technologiques.

UN VOTE AVANT LE DÉPLOIEMENT
Par ailleurs, la semaine du 25 mai 2020 sera l’occasion pour les parlementaires de débattre et voter sur cette application. Pour rappel, un scrutin était attendu le 28 avril 2020 lorsque le Premier ministre Edouard Philippe a présenté la stratégie de déconfinement. « Pour l’heure, je serais bien en peine de dire si elle fonctionne, et je ne doute pas que les ingénieurs travailleront d’arrache-pied pour y parvenir. Le débat est quelque peu prématuré. Mais je confirme mon engagement : lorsque l’application en cours de développement fonctionnera et avant sa mise en œuvre, nous organiserons un débat spécifique, suivi d’un vote spécifique« , avait-il avancé devant l’Assemblée nationale.

Avant son lancement officiel, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) devra se prononcer à nouveau sur l’application. L’autorité avait déjà rendu un premier avis sur StopCovid où elle émettait quelques doutes en alertant sur le risque de croire au « solutionnisme technologique« .

source:https://www.usine-digitale.fr
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La start-up chinoise Rokid a créé une paire de lunettes de réalité augmentée à partir de ses technologies existantes pour repérer les personnes atteintes du Covid-19 à partir de leur température corporelle. Vendu à un millier d’exemplaires, le dispositif est utilisé par des entreprises pour remplacer les points de contrôle fixes à l’entrée des bâtiments.

Les jeunes pousses entendent bien tirer parti du déconfinement de la population, suite à de longues semaines de lutte pour endiguer la pandémie de Covid-19, pour prouver l’utilité de leurs solutions. Comme le rapportent nos confrères de Reuters, c’est le cas du Chinois Rokid, à l’origine d’une paire de lunettes de réalité augmentée à même d’afficher la température des passants. Un repositionnement pour la start-up basée à Hangzhou et spécialiste du jeu vidéo, qui dit avoir conçu un modèle bien spécifique pour répondre aux besoins des autorités.

 

UN MILLIER D’UNITÉS VENDUES

Deux semaines de développement auraient suffi pour créer les lunettes T1, qui reposent en grande partie sur d’autres dispositifs de réalité augmentée précédemment mis au point par la jeune pousse. Notamment équipé d’un capteur infrarouge et d’une caméra, l’objet permet à l’utilisateur de visualiser les températures corporelles à distance grâce à un écran embarqué. Un millier d’unités auraient déjà été vendues à des pouvoirs publics, mais aussi à des entreprises ou des écoles… et la demande se ferait de plus en plus forte.

 

« La vérification de température à distance pourrait représenter une aide précieuse pour les pouvoirs publics. Le fait de proposer cette technologie dans un objet portatif (wearable) la rend d’autant plus pratique », a souligné auprès de Reuters Xiang Wenjie, vice-président de Rokid, précisant que sa société a levé près d’un milliard de dollars en 2018 lors d’un tour de table mené par le fonds d’investissement singapourien Temasek et le groupe bancaire Crédit suisse.

 

Reuters

@Reuters

These glasses can provide portable and distant temperature checking, thanks to an infrared sensor

Embedded video

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉVITER LES POINTS DE PRISE DE TEMPÉRATURE FIXES

La start-up chinoise affirme qu’elle continue d’améliorer sa solution dans le but d’afficher la température de plusieurs personnes simultanément pour encourager son utilisation dans des endroits très fréquentés – tels que les marchés ou les aéroports, par exemple. Selon elle, une entreprise a déjà implémenté la solution sur l’un de ses sites de Hangzhou pour remplacer les points de prise de température fixes. Installés dans la précipitation, au retour des employés après le confinement, ces derniers représentaient un casse-tête pour la société… qui a estimé que cette méthode de contrôle n’est pas assez souple pour une implémentation à long terme.

 

Rokid n’est pas la seule entreprise chinoise sur les rangs. KC Wearable a, pour sa part, conçu un casque connecté doté de fonctionnalités similaires et déjà adopté par les forces de l’ordre aux Emirats arabes unis. Le géant de la reconnaissance faciale SenseTime a aussi déployé des systèmes d’imagerie thermique dans de nombreuses gares à travers la Chine. Pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, le Belge Rombit a modifié son bracelet connecté dans le but de lui permettre de garantir le bon respect de la distanciation sociale sur le lieu de travail. Interrogé par Reuters au sujet de ces dispositifs, Jin Keli, président du gestionnaire immobilier Greentown Property Management, les a jugé « très efficaces pour réaliser des mesures sans contact physique en plein milieu d’une foule ».

source:https://www.usine-digitale.fr
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Les forces de l’ordre des Emirats arabes unis recourent à un casque connecté pour analyser la température des passants à distance. De quoi isoler les malades du Covid-19 de manière systématique, alors que le pays est l’un des plus touchés au Moyen-Orient.

Aux Emirats arabes unis, les forces de l’ordre ont commencé à porter un casque connecté pour prendre la température de la population. Conçu par l’entreprise chinoise KC Wearable, ce dernier permet d’analyser 200 personnes à la minute et, ce, jusqu’à cinq mètres de distance. Une alerte est automatiquement générée lorsqu’une personne fait état de fièvre. Il s’agit d’une solution bien plus efficace que les thermomètres traditionnels en période de pandémie.

PLUS DE MILLE UNITÉS VENDUES

KC Wearable assure avoir vendu plus de 1 000 casques en Asie, au Moyen-Orient ainsi qu’en Europe. « Pour lutter efficacement contre la pandémie de  Covid-19, nous avons mis le dispositif en place dans tous les postes de police de Dubaï, ainsi que pour tous les patrouilleurs dont le devoir les oblige à être en première ligne, a déclaré à Reuters l’officier de police Aly al-Ramsy. Dans le cas où une personne a une forte fièvre, nous l’interpellons pour qu’elle soit prise en charge par des ambulanciers et évacuée vers l’établissement de santé le plus proche. »

Selon Reuters, qui rapporte l’initiative, la police de Dubaï utilise ce casque pour filtrer l’entrée des personnes dans les zones densément peuplées. Divers secteurs de la ville sont, tour à tour, tenus de respecter un confinement total dans l’espoir d’endiguer la pandémie. Une mesure stricte, décidée suite à la suite d’une vaste campagne de test sur la population. Les cas se seraient initialement multipliés au sein de la communauté des travailleurs migrants, qui vivent dans des logements surpeuplés. A tel point que les Emirats arabes unis seraient aujourd’hui le deuxième foyer d’infection dans les pays du Golfe, avec plus de 8 000 cas et plus de 50 décès à date. Tout comme l’Occident, le pays réfléchit à instaurer une application de tracing dans l’espoir de casser la chaîne de transmission du virus.

source:https://www.usine-digitale.fr
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L’opérateur télécoms britannique Vodafone propose une caméra thermique connectée en lien avec le spécialiste de la télésurveillance Digital Barriers. Une solution imaginée dans le but de détecter toute personne qui ferait état de fièvre et prévenir la propagation du Covid-19, alors que les employés reprennent peu à peu le chemin de l’entreprise suite au confinement.

Vodafone entend mettre son réseau IoT à profit pour accompagner le retour des salariés en entreprise suite au confinement de la population décidé pour lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19. L’opérateur télécoms britannique a annoncé lundi 4 mai 2020 avoir mis au point une caméra thermique connectée afin de prendre la température des personnes à distance, dans le cadre d’un partenariat avec l’expert de la télésurveillance Digital Barriers. La promesse : analyser huit employés simultanément et jusqu’à 100 à la minute.

 

UN RÉSEAU IOT TOUT INDIQUÉ

Alors que la fièvre est l’un des principaux symptômes du Covid-19, diverses entreprises proposent désormais des services de prise de température à distance – c’est le cas des Chinois Rokid et KC Wearable, qui proposent ce type de solution en mobilité avec des lunettes et casques connectés. Vodafone met en avant son expertise de la gestion des réseaux IoT pour s’en démarquer. « Cette solution est fondée sur notre expertise en matière d’objets connectés. De multiples caméras sont connectées rapidement à l’aide de notre réseau dédié et sécurisé. Ce partenariat avec [le fabricant] Digital Barriers vient, lui, certifier que le matériel et le logiciel embarqué répondent aux standards les plus exigeants du marché », a expliqué dans un communiqué Scott Petty, directeur de la technologie chez Vodafone UK.

 

Concrètement, la connectivité spécifique à l’IoT proposée par Vodafone permet à la solution de ne pas requérir l’installation d’infrastructures informatiques supplémentaires. Un logiciel affiche en temps réel sur ordinateur ou tablette les températures corporelles des passants dans des lieux stratégiques, tels que l’entrée d’un bâtiment… et une alerte est automatiquement donnée lorsqu’une personne fait état de fièvre. A noter que la précision de l’instrument, de l’ordre du demi-degré Celsius, nécessite tout de même de procéder à une seconde vérification à l’aide d’outils médicaux classiques. Le but est bien de dégrossir les rangs de manière rapide, dans le cadre d’une foule d’individus.

 

« Cette caméra thermique a été imaginée pour aider les agents de sécurité des entreprises à encadrer la réouverture des lieux de travail, afin que la reprise se fasse en toute sécurité, a indiqué Zak Doffman, directeur général de Digital Barriers, à l’origine du dispositif. La solution associe une technologie de prise de température de classe mondiale et un accès distant ultra-sécurisé. Ce partenariat avec Vodafone permet de s’assurer que la solution soit largement disponible dès le lancement, tout en bénéficiant d’un réseau IoT de premier plan. » Intégré à l’offre Smart Vision de Vodafone, le dispositif est commercialisé à 1 711 livres par mois (1965 euros) au Royaume-Uni.

source:https://www.usine-digitale.fr
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