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trains Diesel

Désireuse d’en finir avec les trains Diesel, Alstom propose des solutions alternatives comme le full électrique, le bi-mode thermique électrique, ou l’hydrogène..

Alstom veut mettre fin aux trains diesel, plus particulièrement aux 1 200 trains régionaux qui circulent toujours en France. Pour y parvenir, la société multiplie les solutions hybrides. Car la SNCF a une ambition qui est de taille : sortir du Diesel avant 2035. Alstom propose ainsi trois solutions majeures, que nous vous détaillons.

Le bi-mode thermique électrique, pour des entrées silencieuses en gare

La première solution présente un train hybride en version bi-mode thermique électrique, qui fonctionnerait sur des lignes non électrifiées. Pour fonctionner, 2 des 4 moteurs thermiques du train seront remplacés par deux batteries Li-on. L’avantage immédiat sera double : une consommation plus basse, donc une diminution des émissions de CO2, et un bruit grandement atténué, qui « permettra d’avoir des trains qui quitteront les gares sur batteries », a réagi Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général France d’Alstom.

Sur les sections de voies non électrifiées, les batteries sont prévues pour se recharger lors du freinage ou par le moteur thermique.

Une version bi-mode batterie à l’autonomie mesurée

La deuxième solution d’Alstom consiste à proposer des rames bi-mode batteries, en remplacement des trains diesel-électriques qui circulent actuellement sur le réseau. Ici, l’idée est de retirer les quatre moteurs thermiques pour les remplacer par quatre batteries Li-on. Les batteries auraient alors pour rôle d’alimenter la traction et les climatisations du train sur les lignes non-électrifiées.

Cette solution est sans doute plus intéressante encore que la première, puisqu’elle permet au train de passer d’une voie électrifiée à une voie non-électrifiée. Cependant, son autonomie en 100 % batteries n’est que de 80 kilomètres, ce qui paraît encore un peu léger, bien que l’on évoque des trains « régionaux. »

400 à 600 kilomètres d’autonomie en mode hydrogène

Il existe enfin une troisième solution, la plus écologique. : celle du train hydrogène, bi-mode précisons-le, développé par Alstom. Dans la version du géant de l’industrie ferroviaire, les piles à combustible et les réservoirs à hydrogène remplacent les moteurs thermiques. Ce système présente l’avantage d’offrir un temps de remplissage identique au thermique.

La rencontre de l’hydrogène, « carburant » de ce train, et de l’oxygène, provenant de l’air ambiant, permet à la pile à hydrogène de produire de l’électricité. Les piles à combustible viennent ici alimenter la traction et les climatisations du train sur des lignes non électrifiées.
L’intérêt de la pile à hydrogène par rapport à la version bi-modes batteries, c’est l’autonomie, puisqu’on l’estime entre 400 et 600 kilomètres en mode hydrogène.

Source : Alstom

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