De nombreux contribuables se plaignent de ne pas pouvoir remplir leurs obligations fiscales à cause de pannes répétées sur les plateformes en ligne. Cette situation devient critique, surtout à l’approche des dates limites de déclaration.

Dans ce contexte tendu, l’Association camerounaise pour la défense des droits du contribuable (ACDC) a décidé de tirer la sonnette d’alarme. Dans une lettre envoyée au ministère des Finances le 4 mai 2026, elle demande des solutions urgentes pour éviter une crise fiscale majeure.

💻 Plateformes fiscales défaillantes : Harmony et Trésor Pay pointés du doigt

Le principal problème vient des outils numériques utilisés pour les déclarations et les paiements. La plateforme Harmony, dédiée aux déclarations fiscales, est régulièrement inaccessible pour un grand nombre d’utilisateurs. Impossible donc pour eux de déclarer leurs impôts correctement.

Même constat du côté de Trésor Pay, le système utilisé pour effectuer les paiements. Le mécanisme de sécurité OTP (code à usage unique) bloque souvent les transactions. Résultat : les paiements échouent, les procédures sont interrompues, et les contribuables se retrouvent dans une impasse.

👉 En termes simples : même quand les citoyens veulent payer leurs impôts, le système les empêche de le faire.

😓 Stress, fatigue et conditions de travail difficiles

Les experts-comptables et fiscalistes sont particulièrement touchés. À cause des pannes fréquentes et de la saturation des serveurs en période de forte affluence, ils sont obligés de travailler tard la nuit pour tenter de respecter les délais.

Cette pression constante entraîne :

  1. un stress élevé 😰
  2. des troubles du sommeil
  3. une baisse de productivité

L’ACDC souligne que ces conditions de travail sont dangereuses sur le long terme et nuisent à la qualité du travail fourni.

❌ Des erreurs administratives qui aggravent la situation

En plus des problèmes techniques, certains contribuables subissent des erreurs dans leur traitement fiscal. Par exemple, des entreprises qui ne devraient pas être concernées par certaines obligations, comme la Déclaration Statistique et Fiscale (DSF), se retrouvent quand même contraintes de la faire.

👉 Cela crée une confusion supplémentaire et augmente le risque de sanctions injustes.

🏢 PME et TPE : les principales victimes de l’IGS

Les petites entreprises, notamment celles soumises à l’Impôt Général Synthétique (IGS), sont les plus impactées. Ces structures, souvent avec peu de moyens techniques, n’arrivent pas à suivre face à ces dysfonctionnements.

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Résultat :

  1. impossibilité de déclarer à temps
  2. risque de pénalités financières
  3. ralentissement de leurs activités

L’ACDC craint une vague de sanctions contre des contribuables pourtant de bonne foi.

📅 Une demande claire : repousser la date limite de l’IGS

Pour éviter une situation catastrophique, l’ACDC propose une solution simple et immédiate : reporter la date limite de déclaration de l’IGS jusqu’au 30 juin 2026.

Elle recommande également :

  1. la stabilisation urgente des plateformes numériques
  2. la correction des erreurs d’assujettissement
  3. la mise en place d’un système d’alerte en cas de panne

⚖️ Modernisation oui, mais pas au détriment des contribuables

Même si des efforts ont été faits pour moderniser l’administration fiscale au Cameroun, l’ACDC insiste sur un point essentiel : la digitalisation ne doit pas pénaliser les citoyens.

Un système fiscal efficace doit être :

  1. fiable ✅
  2. accessible ✅
  3. fonctionnel en permanence ✅

Sans cela, la confiance entre l’État et les contribuables risque de se dégrader fortement.

🔍 Une urgence à corriger rapidement

La fiscalité numérique au Cameroun est à un tournant critique. Sans amélioration rapide des plateformes comme Harmony et Trésor Pay, le pays pourrait faire face à une crise fiscale majeure.

👉 Le message est clair : avant d’imposer des délais stricts, il faut garantir des outils qui fonctionnent correctement.